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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 18:21

Baldridge-Jamie-01.jpg

En ce jour de farces, voici quelques citations délibérément choisies, autour du thème de la psychanalyse, et particulièrement autour de sa prétention à la scientificité. 

Un certain nombre des textes tirés ici sont induits par la lecture de l’essai de Jacques Bouveresse intitulé Philosophie, mythologie et pseudo-science, sous-titré, Wittgenstein lecteur de Freud. 

 

Philosophie--mythologie-et-pseudo-science.jpgIl n’est pas toujours aisé d’extraire telle ou telle citation, qui, une fois sortie de son contexte, sans forcément induire une interprétation biaisée, ne fait tout simplement pas sens. Ainsi, par exemple, pris isolément, cette citation de Sulloway demeure assez plate : « La collaboration de Breuer avec Freud a pris fin lorsque Freud a commencé à soutenir que la sexualité était cause essentielle de toute hystérie comme la plupart des autres névroses ». Ce qu’éclaire la suite du texte de J.Bouveresse : « Ce que Freud ne comprenait tout simplement pas est le genre de scrupule qui empêchait Breuer de généraliser, et de publier le plus vite possible ses résultats.(…) Freud raisonne comme un homme qui est convaincu qu’une fois qu’on aura accepté la bonne explication (la sienne), on se rendra compte qu’il n’y a fondamentalement qu’une seule espèce d’hystérie, de rêve, de lapsus, de mot d’esprit, etc. Il se comporte donc, aux yeux de Wittgenstein, non pas comme un scientifique proprement dit, mais plutôt comme un philosophe qui est convaincu de devoir et de pouvoir expliquer les ressemblances qui existent entre une multitudes de cas (…) par la reconnaissance de l’existence d’un état de chose extrêmement général qui leur est commun à tous, mais qui est dissimulé à une certaine profondeur sous la diversité des apparences ».

 

Je me suis par ailleurs questionné sur la pertinence ou non, d’organiser ces citations dans un certain ordre : par nom d’auteur, ou par thème. Je n’ai vu que de l’arbitraire et de la difficulté à placer telle saillie dans telle catégorie plutôt que telle autre. Aussi me suis-je contenté de laisser ces saillies dans l’ordre ou je les aie collectées.


Ceci posé, bonne lecture. 

 


 

« Freud prétend constamment être scientifique. Mais ce qu’il fournit est de la spéculation – quelque chose qui est antérieur même à la formulation d’une hypothèse ».

Wittgenstein, Lectures et conversations.

 

« Freud considérait comme indispensable de créer une école pour diffuser ses idées et imposer progressivement les vérités révolutionnaires qu’il était convaincu d’avoir découvertes. Wittgenstein ne croyait pas que la philosophie ait des vérités nouvelles à communiquer et ne voulait pas créer d’école ».

Jacques Bouveresse, Philosophie, mythologie et pseudo-science 

 

« Moi aussi, j’ai été très impressionné lorsque j’ai lu Freud pour la première fois. Il est extraordinaire. – Bien sûr, il est plein d’idées qui ne sont pas nettes, et son charme et le charme de son sujet sont tellement grands que vous pouvez aisément être mystifié. Il souligne toujours quelles grandes forces dans l’esprit, quels puissants préjugés travaillent contre l’idée de psychanalyse, mais il ne dit jamais quel charme énorme cette idée a pour les gens, exactement comme elle en a pour lui. Il peut y avoir de puissants préjugés qui vont contre l’idée de découvrir quelque chose de dégoûtant, mais c’est parfois infiniment plus attrayant que repoussant. A moins que vous ne pensiez très clairement, la psychanalyse est une pratique dangereuse et malpropre, et elle a fait un mal infini et, comparativement, très peu de bien. ».

Extrait lettre de Wittgenstein à Malcolm (1945)

 

« La psychanalyse est cette maladie mentale qui se prend pour sa propre thérapie »

Karl Kraus

Mars-Felip-01.jpg 

« La seule chose qu’en toute conscience j’aie à craindre de la psychanalyse, c’est la reproduction non autorisée d’un de mes textes. Voilà qui est sûr, mais qui se portera garant de mon inconscient ? Moi, je n’en savait rien, seules les psychanalystes en savent quelque chose. Ils savent où s’enterre le traumatisme et ils entendent l’herbe pousser sur un complexe. Ces commis des pulsions obsessionnels sont partout : ils n’ont pas laissé échapper le cas Grillparzer, Lenau ou Kleist, quant à l’apprenti sorcier de Goethe, ils n’ont pas encore réussi à se mettre d’accord pour dire s’il s’agit d’une sublimation ou incontinence. Si je leur dit que je me fiche d’eux, c’est que j’ai un problème anal. Pas de doute, déclarent les sceptiques, mon combat est une révolte contre le père et le motif de l’inceste se cache derrière chacune de mes phrases. Les apparences sont contre moi. Ce serait peine que de prouver mon alibido – ils m’ont repéré ! »  

Karl Kraus, Psychologie non autorisée 

 

« Freud n’hésite pas à affirmer qu’un contre-exemple apparent a été simplement produit par le désir (inconscient) de réfuter la théorie qu’il avance et à la transformer ainsi immédiatement en une confirmation supplémentaire. (…) Il est, du reste, curieux de constater que Freud éprouve manifestement beaucoup moins d’empressement à admettre la possibilité de rêves de complaisance ». 

Jacques Bouveresse

 

« Notre hypothèse d’un appareil psychique spatialement étendu, composé de façon appropriée, développée par les besoins de la vie, qui donne naissance qu’à un endroit déterminé et dans certaines conditions aux phénomènes de la conscience, nous a mis en position d’ériger la psychanalyse sur un fondement semblable à celui de n’importe qu’elle autre science de la nature, comme par exemple la physique. (…). Nous avons trouvé les moyens techniques qui permettent de combler les lacunes de nos phénomènes conscients, dont nous nous servons par conséquent comme les physiciens expérimentaux ».

Freud, Abrégé de psychanalyse

 

« De nombreux aspect de la théorie Freudienne ne trouvent pas de soutien, pas d’équivalent, dans les sciences cognitives contemporaines. La notion d’un inconscient qui serait intelligent, qui serait doté en soi d’intentions ou de désirs qui lui sont propres, l’idée que l’infantile est la source de tout l’inconscient, l’idée qu’il y ait un processus actif de refoulement qui renvoie vers le non-conscient des idées qui seraient dangereuses ou qui demanderaient à être censurées, ces questions là n’ont pas d’équivalent dans la psychologie contemporaine »

Stanislas Dehaene, le 6 janvier 2009 (L'inconscient cognitif : une introduction historique et critique).

 

 « Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué… Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession... Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse. »

 Jacques  Lacan, le 26 janvier 1977 - Conférence de Bruxelles

 

« Comme l'a montré abondamment un nommé Karl Popper, ce [la psychanalyse] n'est pas une science du tout, parce que c'est irréfutable. C'est une pratique, une pratique qui durera ce qu'elle durera. C'est une pratique de bavardage

Jacques  Lacan, Le séminaire de Jacques Lacan. Ornicar? 1979.

 

« Le freudisme a pour les consciences faibles quelque chose de fascinant que traduit bien son succès mondain ; ce succès n'est point étranger à son essence, mais en exprime l'incidence inévitable dans la conscience moderne. Celle-ci y pressent sa ruine et peut-être que toute passion, qui est un certain vertige de la liberté, y suppute, avec une perspicacité diabolique, son meilleur alibi. La conscience cherche une irresponsabilité de principe dans sa propre régression au vital, à l'infantile, et à l'ancestral ; le goût pour les explications freudiennes, en tant qu'elles sont une doctrine totale(en italique)de l'homme en chacun, c'est le goût pour les descentes aux enfers, afin d'y invoquer les fatalités d'en bas »

Paul Ricœur, Philosophie de la volonté

 

« Quelqu’un a-t-il un rêve d’angoisse à propos de la mort d’une personne aimée ? N’ayez aucune crainte ; cela aussi est la réalisation d’un désir ; car cela représente une résurgence d’un matériau psychique archaïque qui révèle qu’à un certain point dans la vie infantile du rêveur la mort de la personne était effectivement désirée. Le rêve d’anxiété a-t-il trait à la propre mort du rêveur ? Un autre cas de désir cette fois d’auto-punition à cause d’un complexe de culpabilité ».

Sebastiano Timpanaro

 

« Pourquoi est-ce que les confessions faites sous la torture, ressemblent tant aux communications faites par nos malades en cours de traitement ? »

Freud - (Lettre à Fliess du 17/01/1897)

 

« Technique que nous pratiquons à nos dépens, la psychanalyse dégrade nos risques, nos dangers, nos gouffres ; elle nous dépouille de nos impuretés, de tout ce qui nous rendait curieux de nous-mêmes. »

Cioran - Syllogismes de l’amertume

 

« La psychanalyse s'arrête quand le patient est ruiné. »

Carl Gustav Jung, Dialectique du moi et de l’inconscient.

 

« L'hypothèse psychanalytique selon laquelle les rêves ont la plus haute valeur significative est en fait rendue nécessaire par cette autre hypothèse encore plus fondamentale qu'est l'existence de l'inconscient freudien. Lire une description de l'inconscient faite par le psychanalyste, c'est lire un conte de fées. Tout y est terriblement excitant et dramatique. L'inconscient, nous explique-t-on, est une sorte d'antre ou d'enfer où sont envoyés les mauvaises pensées et les vilains désirs qui entrent en conflit avec nos devoirs sociaux du monde extérieur. A la porte de ce repaire, un être mystérieux qu'on appelle le censeur monte la garde afin de s'assurer qu'ils ne s'échappent pas [pour tenter d'atteindre la conscience] »

Aldous Huxley, Une supercherie pour notre siècle (1925)

 

« Le problème n’est plus démontrer qu’un acte manqué a un sens, mais plutôt de savoir comment on pourrait démontrer qu’il n’en a pas »

Jacques Bouveresse. 

 

« Wittgenstein soupçonne ouvertement Freud de faire, sous le nom de science et au nom de la science, de la (mauvaise) philosophie, c’est-à-dire d’ériger en vertu scientifique les vices les plus caractéristiques du comportement philosophique ordinaire »

Jacques Bouveresse

 

« Chaque fois que j’ai parlé de mes troubles de tout ordre à quelqu’un plus ou moins versé dans la psychanalyse, l’explication qu’il m’en a donné m’a toujours semblé insuffisante, voire nulle. Elle ne « collait » pas, tout simplement.  D’ailleurs je ne crois qu’aux explications biologiques  ou alors théologiques  des phénomènes psychiques.  La biochimie d’un côté -  Dieu et le Diable de l’autre »

Cioran, Cahiers 1957-1972

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Published by Axel Evigiran - dans Sciences humaines
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commentaires

Cédric 08/04/2013 10:03


Chère Virginie, je n'ai évidemment rien à vous pardonner, je n'ai rien "mal" pris. Et puis j'aime les "mouvements d'humeur". :-)  ( Y compris les miens (même s'ils sont rares) c'est toujours
instructif. )


 


Voilà, cher Axel, qui boucle donc la boucle !! ;-)


 


 

Axel 08/04/2013 08:24


Pas étonnant qu’elle soit à L’ouest la Mireille…. C’est une psychanalyste ! 

le prunier 07/04/2013 20:22


Etrangement, Luis (ce nom est un pseudonyme)  m’intéresse – comme tout ce qui demande réflexion, réactivité, recherche de complexité. Je dirais même qu’ à travers la CLIS, c’est ce type
d’élève « donnant à penser » qui est passionnant. Dénués de barrières sociales, ces enfants réclament un cadre – raison pourquoi la plupart d’entre eux ne rêvent que d’une chose : entrer dans
l’armée plus tard.   


Luis est dans ma classe depuis 3 ans et je suis passée d’un apprentissage impossible à un début d’apprentissage – certes faible mais réel. 


    Encore une fois, le problème ne se situe pas là. 


 


                        Soyez rassuré, loin de moi l’idée de vous reprocher ce lien. Pardonnez ce mouvement d’humeur qui s’explique
mais dont je ne puis dire plus.


 


Bonne soirée à vous.

Cédric 07/04/2013 17:58


Bonjour Virginie,


 


"L’article de Mireille Cifali est un fatras d’absurdités."  Comme je l'ai indiqué je n'ai pas tout lu, j'ai juste lu ce qui était en rapport direct avec la citation, puis j'ai arrêté sentant
que ça n'allait pas m'intéresser... ;-)


 


Par contre, j'ai lu tout votre commentaire et avec intérêt !


 


D'ailleurs ça m'a donné envie d'en savoir plus sur les "CLIS", et j'ai visionné trois vidéos : celle-ci, celle-ci et
celle-ci.  ( Vous, ça va certainement vous rappeller "le boulot", mais moi, j'ai
découvert... :-) )


 


Que vous souhaiter ? si ce n'est que Luis ne vous en fasse pas trop voir...


 


De toute façon, le mieux qu'on puisse faire, c'est de faire au mieux...


 


Bien à vous !


Cédric.

Le chêne - quand c'est non, c'est oui. 07/04/2013 12:12


« L’adulte a perdu sa légitimité sociale ; sentant son pouvoir inopérant, il se défend de la blessure narcissique infligée par celui qui lui échappe ; un langage guerrier, une parole qui humilie,
du rejet, une non reconnaissance, des dévalorisations et des généralisations, deviennent ses armes face à celui qui n’obéit pas. Punition et sanction, signes visibles du pouvoir, semblent n’avoir
plus les effets attendus ; elles viennent trop tard ou trop dans la violence. On assiste alors à des face-à-face que rien ne médiatise. Les abus apparaissent comme par le passé, mais aujourd’hui
la tension est parfois si forte que l’adulte n’en sort qu’apparemment vainqueur. Il peut aussi choisir d’éviter toute confrontation, ne pas inscrire d’interdit en laissant celui qui grandit dans
une toute puissance en miroir. Chacun paie alors le prix fort pour cette absence de rencontre. »


 


L’article de Mireille Cifali est un fatras d’absurdités. Les « y’a qu’à, vrais cons » thérapeutes ou universitaires qui n’ont jamais enseignés de leur vie qu’à des étudiants déjà acquis à leur
cause - genre Deleuze donnant des leçons tout en invitant ses étudiants à venir ‘picorer’ ses cours.  Imaginez ce que cela donnerait en primaire, si les enseignants appliquaient cette
recette… Tribunal assuré.


 


Chronique ordinaire d’une CLIS :


 


Parcours du cœur, journée N :


Luis glisse sur les graviers comme le monoski sur la neige, juste devant les autres : «  Madame la poussière, ça va dans l’œil, ça fait mal. »    « J’en ai rien à foutre de cette
sortie de merde. » 


Dans la classe, un élève a envie de vomir, le temps d’aller chercher un seau, luis sort sa balle rebondissante, la fait rebondir.  Confiscation, bien sûr.


- C’est quoi cette bille ?


- C’est pas une bille, c’est une balle ! Luis, répète : «  - Hé, mais c’est ma balle, madame !


- Est-ce que tu avais le droit de jouer avec ta balle magique dans la classe ?


- D’abord, c’est pas une balle magique, c’est une balle rebondissante ! 


 (Répétition de la question.)


- Vous me la rendez ! C’est à mon frère. Vous me la rendez, fait chier ! 


(Répétition de la question.) 


Croise ses pieds et ses bras, se jette en arrière, renifle.


- Vous disez n’importe quoi, c’est Léo qui me l’a cassée, j’étais en train de la recoller !


- (Répétition de la question.)


- C’est à mon frère… Je prends mon blanco de toute façon…


 


N – 2 :


Nous travaillons sur le phonème P, sur l’image il y a une épingle à nourrice. Luis :


- C’est une aiguille !


- Est-ce que ça peut être le mot aiguille, puisque nous étudions le « P » ,


Léo : Oui, c’est une épingle !


Luis : Je vous dis que c’est une aiguille !


- Est-ce que tu entends ‘P’ dans aiguille ?


Orana : Bien oui, c’est une épingle à nourrice.


Luis : Je vous dis que c’est une aiguille !


Luis bouche ses oreilles pour ne pas entendre. 


 


Etude de la lettre Q…


Luis : On ne dit pas Q, on dit un derrière (Voilà qui ne manque pas d’humour, du raffinement).


Moi : Comment écrit-on : le ?


Luis : L E S !


- L  E S, ça fait quoi comme son ?


Franc : les !


- Comment écrit-on : le ?


Luis : L E S !


- L  E S, ça fait ‘lé’, pas le… Comment écrit-on : le ?


Luis : L E S !


Je répète…


Luis : Oh et puis merde !


Hasta la vista, lance-t-il en se levant promptement afin d’aller vider son taille-crayon.  Un peu plus tard :


- Il y a 2 L dans école !


- Il y en a un, non ? C’est dans colle qu’il y en a 2.


- Il y a deux L : le L et le E ! Répète à toute force : Il y a deux L : le L et le E !


 


 


Sur la route de la piscine :


Franc : Mon parrain a écrasé le chien.


Luis : Ecrasé, écrasé… Ecrase-les !


Mange sa crêpe à 8.45 et dit :


- Je mange, j’ai envie ! … J’ai le pouvoir Yeah ! … Non, c’est oui ! 


Sort du rang, marche sur les parterres de fleurs.


Luis : J’ai le droit, d’abord, il n’y a pas de fleurs.


Ramasse un sachet plastique détérioré.


- Hé, on va le mettre sur la tête de Franc ! 


 


 


N – 3 :


Ramasse un bâton par terre, dit aux autres  :


- Va chercher ! Viens, on va jouer au caniche ! … garde à vous ! … Crève !


Ramasse un caillou près à le lancer. Je lui demande de lâcher le projectile. Il le fait en l’air, ce dernier lui retombe sur la tête. 


- Ca fait pas mal, madame.


Fait le geste de celui qui est ciffoné :


- Allez-y, dépêchez-vous espèces de balourds ! 


 


N- 4 :


Au lieu de frapper dans les mains en musique, tape du poing dans la paume, baisse les yeux comme celui qui va frapper les autres. 


Lui demandant de ranger ses Pokémons qu’il consulte dans la classe :


- D’abord c’est pas des Pokémons, c’est des … top.


En math, nous faisons des paquets de 10 pour dénombrer des quantités.  


- Tout un paquet, je prends un ciseau et je le coupe.


Range du plus petit au plus grand : 5  8 7 9 ( Je barre le 8)


- Hein, lance-t-il, là, vous vous êtes trompée, c’est pas le 8 !


Je lui explique pourquoi mettre 8 entre 5 et 7 est une erreur.


- Après 9 c’est 10 !


 


 


 


 


 


Tout ceci est jeté rapidement sur le papier, je peux poursuivre, bien sûr, mais ça risquerait de lasser…  Je passe les (Jette sa chaussure au dessus du toit du préau, jette sa chaussure dans
l’urine, Bein alors je fais rien, trou de cul, mange sa colle, ça me casse les couilles, je vais foutre le bordel à la cantine, n’importe quoi, je veux pas rester dans cette école de merde,
 Putain, merde, fais chier, je vous écrase – je vous écrase tous comme des patates - je sais le faire, j’ai pas besoin d’apprendre, cache ses yeux pour ne pas lire.)


 


Etre traitée de Sal…pe ne me fait ni chaud ni froid.  Que ‘des détenteurs de la vérité’, genre Mireille Cifali me disent qu’il « faut parler gentiment à Luis. », et me demandent  «Que
mettez-vous en place dans votre classe pour que Luis ne vous traite plus de S… ? » … J’ai plus de mal. 


 


 Encore un petit effort, je peux y arriver !

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