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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 09:36

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In-this-moment.jpgDécouvert sur le fil de mes pérégrinations musicales, ce groupe de métal californien m’a aussitôt dessillé les oreilles. Il faut dire que la voix de la chanteuse Maria Brink ce n’est pas rien. Tantôt rocailleuse, tantôt désespérée ; mélodique ou criée, elle ne laisse pas indifférent.

 
In this moment, Un cri jeté à la face lisse du monde qui nous change de ces airs trop léchés pour nous émouvoir.

 

Blood, quatrième album du groupe, est largement leur meilleur (je le dis sans détour, pour les avoir écouté tous ces jours derniers)
Blood, c’est la juste mesure entre mélodie, rage et dégoût.
Avec Blood, un style s’est ici forgé (ajoutons qu’aucun titre n’est à jeter).


Et si d’aucuns tireront les textes du côtés des vampires et autres suceurs de sangs, d’autres, avec tout autant de raisons pourront les placer dans l’escarcelles du sado-masochisme, dont on dit qu’il est de mode, en sa version normée et contractualisée, depuis la parution d’une bouillie littéraire au nom de Fifty sade of grey.

 

 

 

"Blood"

I hate you for the sacrifices you made for me
I hate you for every time you ever bled for me
I hate you for the way you smile when you look at me
I hate you for never taking control of me
I hate you for always saving me from myself
I hate you for always choosing me and not someone else
I hate you for always pulling me back from the edge
I hate you for every kind word you ever said
I’ll bleed you dry now

Blood blood blood
Pump mud through my veins
Shut your dirty, dirty mouth
I’m not that easy
Blood blood blood
Pump mud through my veins
I’m a dirty, dirty girl
I want it filthy

I love you for everything you ever took from me
I love the way you dominate and you violate me
I love you for every time you gave up on me
I love you for the way you look when you lie to me
I love you for never believing in what I say
I love you for never once giving me my way
I love you for never delivering me from pain
I love you for always driving me insane
I’ll bleed you dry now

Blood blood blood
Pump mud through my veins
Shut your dirty, dirty mouth
I’m not that easy
Blood blood blood
Pump mud through my veins
I’m a dirty, dirty girl
I want it filthy

I hate you, I hate you
I’ll bleed you dry now

 

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SCARLET

 

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Published by Axel Evigiran - dans Musique - Med-folk & Metal
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commentaires

Axel 24/12/2012 17:16


C’est le propre de la subjectivité de chacun…


Et je persiste, pour avoir écouté les autres albums à la suite, à penser que Blood m’apparaît bien  largement la meilleure production du groupe.


Maintenant, oui, la qualité des morceaux est inégale… Mais ça c’est plutôt normal. Et globalement ça sonne à mes oreilles - et en toute subjectivité - comme du très bon.

john 24/12/2012 15:38

mouais, "largement leur meilleur", "aucun titre à jeter", tu t'avances un peu à part Blood, Whore et Adrenalize, c'est assez "quelconque"

Nuageneuf 27/11/2012 15:48


 





Cher Axel,


« La Neuvième Symphonie de Beethoven a pu être mise à la sauce nazie, bolchevique (Lénine hésita un moment
entre elle et l’Internationale), japonaise (on faisait écouter l’Ode à la Joie aux Kamikazes
avant qu’ils ne partent !), européenne et qui, même sur un plan fictionnel, aura fait les délices sadiques d’Alex dans Orange mécanique mais aussi
illustré l’humanisme du professeur Keating dans Le Cercle des poètes disparus. Parce qu’elle n’exprime rien hors elle-même, la musique a cette
faculté de se concilier toutes les âmes au risque de les perdre comme dans la célèbre légende du Joueur de flûte de Hamelin. Elle est bien cette
absence de sens qui excite tous les sens, cette écoute qui permet, pour le pire et le meilleur, toutes les ententes. » Pierre Cormary dans un article récent.


 


C’est ce que je viens de lire et qui abonde votre exposé. Et je comprends fort bien que les Barricades de
Couperin vous laissent insensible. Car finalement, tout ça est très bien ainsi.


 


En revanche, l’anecdote que vous vous plaisez à conter est effarante. Et sans doute avons-nous tous vécu ce genre d’aberration un jour ou l’autre dans notre vie,
qui nous laisse coi et abasourdi. En voici une qui me revient soudainement, sur la même note. Un homme « courtois et cultivé » entame un dialogue et me dit, à propos de
loisirs :


-        Vous jouez au golf ?


-        Non.


-        Vous jouez au tennis alors ?


-        Non.


-        Mais que faites-vous donc dans la vie ?


 


Amitiés cordiales, jean-michel


 

Axel 26/11/2012 09:19


Cher Jean-Michel,


 


Non pas que je cherche à éluder votre question, mais en matière de musique la leçon de clément Rosset m’apparait des plus juste, ce dernier allant même jusqu’à évoquer une « inexpressivité
musicale ». 


Et c’est bien une question de sensibilité (je ressens les choses ainsi) : cela me touche ou pas, indépendamment de toute volonté, de tout message (plus ou moins explicite), de toute intention. On
peut toujours s’efforcer d’expliquer, de justifier telle ou telle inclination (facteurs sociaux, culturels, etc.) ; on peut encore arguer du fait que le goût cela s’éduque, qu’une appétence cela
se travaille - ce qui est vrai dans une certaine mesure -, mais disant cela à la vérité on n’a rien dit d’essentiel :


 


 « Que nous soyons invinciblement amenés à rechercher, en deçà de ce que quelqu’un dit ou écrit, une intention de signifier qui se délaye et se corrompt en partie dans ce que le langage
en exprime (…) c’est là une illusion »


(…)


Illusion parallèle qui consiste à s’imaginer qu’il y a un sens, aussi profond que caché, dans le langage musical (…) La musique n’en dit jamais plus que ce qu’elle dit. » 


 


J’ai écouté les trois variations sur la partition que vous avez proposé en lien. Ma préférée est la première, au piano. La seconde m’apparait comme un exercice de rapidité (la preuve d’une
virtuosité) vide de sens. Quant à la troisième interprétation, au clavecin je crois, elle sonne à mon oreille comme brouillonne (ce me semble  lié au rendu de l’instrument). 


Et si à choisir la première de ces variations sur un même thème emporte mes suffrages, pour autant cette musique ne me touche pas du tout (je trouve cela même rasoir). Là encore affaire de
sensibilité.


 


J’aimerai pour finir vous rapporter une petite anecdote.


Nous étions embarqués dans une croisière ou il était proposé, le soir, des petits concerts de musique classique. Evidemment nous ne y rendions pas (un essai  avait suffi à rendre dispensable
ces festivités fastidieuses, et au fond un peu snobs). Conséquence de quoi, une personne avec qui avions sympathisé, s’étonna de notre absence systématique à ces réjouissances auditives. Je lui
expliquai de mon mieux ma façon de ressentir les choses, quels étaient mes goûts, ce qu’il n’entendit évidemment pas du tout, me croyant tout bonnement frappé d’une maladie. Mais au sens propre,
cherchant une explication psychanalytique (un comble pour moi) à ce qu’il interprétait comme une carence manifeste de sensibilité musicale (alors que c’est tout l’inverse – je vis baigné de
musique). Ce que cet homme, courtois et cultivé, ne pouvait comprendre c’est que ce l’objet de son adulation, vu dans son esprit comme un sommet culturel, pouvait ne pas être partagé. Comment
était-ce possible ? 


 


Bien amicalement


Axel

Nuageneuf 25/11/2012 12:10


(suite)


De la musique avant toute chose...


 


http://nuageneuf.over-blog.com/article-couperin-les-barricades-mysterieuses-68590061.html


http://nuageneuf.over-blog.com/article-couperin-les-barricades-mysterieuses-2-68808986.html

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