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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 14:31

jeandelafontaine.jpgLorsque sous impulsion obscure, un peu pour voir comment le sujet serai abordé, je lançais le podcast de l’émission ‘Réplique’ consacrée à La Fontaine , au nom de l’invité je faillis défaillir et m’empresser illico de couper le sifflet dudit personnage m’esclaffant : « Ah non, pas lui ! Il ne va pas encore nous saouler de sa grandiloquence exaltée ! » Bien mal m’en aurait pris alors. Il me faut confesser ici que si je n’en ai rien fait, laissant alors courir les premières minutes de l’échange c’est par empêchement technique, tant est vrai qu’une voiture mieux vaut garder l’œil sur la route et les mains sur le volant.
Ainsi, soumis aux circonstances, fus-je convié à ce qui se révéla un délicieux entretien où je découvris des fables qui m’étaient inconnues, et merveilleusement lues par Fabrice Lucchini.
Tout d’abord :

   

L’Homme et la Couleuvre

 
Un Homme vit une Couleuvre.
Ah ! méchante, dit-il, je m’en vais faire une œuvre
Agréable à tout l’univers.
A ces mots, l’animal pervers
C’est le serpent que je veux dire
Et non l’homme : on pourrait aisément s’y tromper,
A ces mots, le serpent, se laissant attraper,
Est pris, mis en un sac ; et, ce qui fut le pire,
On résolut sa mort, fût-il coupable ou non.
Afin de le payer toutefois de raison,
L’autre lui fit cette harangue :
Symbole des ingrats, être bon aux méchants,
C’est être sot, meurs donc : ta colère et tes dents
Ne me nuiront jamais. Le Serpent, en sa langue,
Reprit du mieux qu’il put : S’il fallait condamner
Tous les ingrats qui sont au monde,
A qui pourrait-on pardonner ?
Toi-même tu te fais ton procès. Je me fonde
Sur tes propres leçons ; jette les yeux sur toi.
Mes jours sont en tes mains, tranche-les : ta justice,
C’est ton utilité, ton plaisir, ton caprice ;
Selon ces lois, condamne-moi ;
Mais trouve bon qu’avec franchise
En mourant au moins je te dise
Que le symbole des ingrats
Ce n’est point le serpent, c’est l’homme. Ces paroles
Firent arrêter l’autre ; il recula d’un pas.
Enfin il repartit : Tes raisons sont frivoles :
Je pourrais décider, car ce droit m’appartient ;
Mais rapportons-nous-en. - Soit fait, dit le reptile.
Une Vache était là, l’on l’appelle, elle vient ;
Le cas est proposé ; c’était chose facile :
Fallait-il pour cela, dit-elle, m’appeler ?
La Couleuvre a raison ; pourquoi dissimuler ?
Je nourris celui-ci depuis longues années ;
Il n’a sans mes bienfaits passé nulles journées ;
Tout n’est que pour lui seul ; mon lait et mes enfants
Le font à la maison revenir les mains pleines ;
Même j’ai rétabli sa santé, que les ans
Avaient altérée, et mes peines
Ont pour but son plaisir ainsi que son besoin.
Enfin me voilà vieille ; il me laisse en un coin
Sans herbe ; s’il voulait encor me laisser paître !
Mais je suis attachée ; et si j’eusse eu pour maître
Un serpent, eût-il su jamais pousser si loin
L’homme, tout étonné d’une telle sentence,
Dit au Serpent : Faut-il croire ce qu’elle dit ?
C’est une radoteuse ; elle a perdu l’esprit.
Croyons ce Bœuf. - Croyons, dit la rampante bête.
Ainsi dit, ainsi fait. Le Bœuf vient à pas lents.
Quand il eut ruminé tout le cas en sa tête,
Il dit que du labeur des ans
Pour nous seuls il portait les soins les plus pesants,
Parcourant sans cesser ce long cercle de peines
Qui, revenant sur soi, ramenait dans nos plaines
Ce que Cérès nous donne, et vend aux animaux ;
Que cette suite de travaux
Pour récompense avait, de tous tant que nous sommes,
Force coups, peu de gré ; puis, quand il était vieux,
On croyait l’honorer chaque fois que les hommes
Achetaient de son sang l’indulgence des Dieux.
Ainsi parla le Bœuf. L’Homme dit : Faisons taire
Cet ennuyeux déclamateur ;
Il cherche de grands mots, et vient ici se faire,
Au lieu d’arbitre, accusateur.
Je le récuse aussi. L’arbre étant pris pour juge,
Ce fut bien pis encore. Il servait de refuge
Contre le chaud, la pluie, et la fureur des vents ;
Pour nous seuls il ornait les jardins et les champs.
L’ombrage n’était pas le seul bien qu’il sût faire ;
Il courbait sous les fruits ; cependant pour salaire
Un rustre l’abattait, c’était là son loyer,
Quoique pendant tout l’an libéral il nous donne
Ou des fleurs au Printemps, ou du fruit en Automne ;
L’ombre l’Eté, l’Hiver les plaisirs du foyer.
Que ne l’émondait-on, sans prendre la cognée ?
De son tempérament il eût encor vécu.
L’Homme trouvant mauvais que l’on l’eût convaincu,
Voulut à toute force avoir cause gagnée.
Je suis bien bon, dit-il, d’écouter ces gens-là.
Du sac et du serpent aussitôt il donna
Contre les murs, tant qu’il tua la bête.
On en use ainsi chez les grands.
La raison les offense ; ils se mettent en tête
Que tout est né pour eux, quadrupèdes, et gens,
Et serpents.
Si quelqu’un desserre les dents,
C’est un sot. - J’en conviens. Mais que faut-il donc faire ?
- Parler de loin, ou bien se taire.

 

(Livre X Fable N° 1)

 l-homme-ey-la-couleuvre

Au-delà des fables mêmes, extraits choisis de ce dialogue entre Fabrice Luchini et Alain Finkielkraut :

 

Sur La Fontaine, Céline, et le style

 

FL : La fontaine c’est la richesse du langage sans jamais être docte. (…) Céline dit dans une lettre : je m’intéresse peu aux hommes et à leurs opinions, ce m’intéresse c’est leur trognon. Moi c’est le style qui m’intéresse. Y’a très peu de stylistes. Mais enfin le plus grand c’est évidemment La Fontaine. Ah oui, c’est plus grand que Saint-Simon. La Fontaine dit Céline, c’est fin et c’est doux. C’est final.
AF : Ce rapprochement Céline La Fontaine a quelque chose de paradoxal, car rien ne semble plus éloigné de la sagesse, de la douceur, de la modération, de la discrétion, du « glissez mortels, n’appuyez pas » de La Fontaine que la fureur extrémiste, la noirceur vindicative, l’hyperbole pessimiste de Céline
FL : « Une Vache était là, l’on l’appelle, elle vient ; Le cas est proposé ; c’était chose facile :
Fallait-il pour cela, dit-elle, m’appeler ? La Couleuvre a raison ; pourquoi dissimuler ? » Je vais vous dire mon interprétation ; le point commun entre Céline et La Fontaine. Mélange de l’argot rural et de la grande langue du XVIIe. Chez Céline il y a Madame de Lafayette, une écriture extrêmement classique. Et puis pénètre des énormités d’argot. C’est le mélange génial, chez La Fontaine il y a ça.

 

Un joli passage, où Alain Finkielkraut, n’en déplaise à Descartes, se fait le porte voix de la cause animale. Défenseur d’une écologie de type non-H pour reprendre la terminologie de Stéphane Ferret. Un texte d’une grande force…

 

Madame-de-la-Sabliere.gifAF : La Fontaine, notamment dans « L’homme et la couleuvre » sait très bien ce qu’il fait. C’est une fable d’une extraordinaire force philosophique, d’une extraordinaire modernité. Il est l’héritier de l’antiquité, mais là c’est tout autre chose qui est en jeu. Je me sers des animaux pour instruire les hommes, nous dit-il. Oui, mais ce rapport instrumental, et surtout dans cette fable ne dit pas tout. Il a aussi un rapport amoureux aux animaux eux-mêmes. Donc, il y a le registre métaphorique, nous en avons parlés. Les grands : la raison les offense. Ils se mettent en tête que tout est né pour eux (…). Mais il y a le registre littéral. C’est à dire très exactement l’homme et l’animal. Et cette fable a plus de force encore quand on en reste à sa signification littérale. Et, penser la poésie de La Fontaine c’est une réponse à Descartes qui proclame la dignité exclusive de la nature humaine. Je pense, donc je suis, c’est l’homme qui peut s’exprimer ainsi. Il n’est pas un être parmi les êtres. Et les autres êtres comme ils ne pensent pas, ne sont pas vraiment, et ne sont que matière. Matière inerte ou matière vivante. Dans le discours à Madame de La Sablière, La Fontaine répond à Descartes. Il dit : il n’en est pas ainsi. Les animaux ne sont pas des montres, comme on voudrait nous le faire croire, ce ne sont pas des automates, ce ne sont pas des pantins. Il s’en prend avec vigueur, avec ferveur à l’idée de l’animal machine. Et si ce poème là, si cette fable est à ce point émouvante, c’est que de l’eau a coulée sous les ponts depuis La Fontaine. C’est-à-dire que nous sommes arrivés à un summum d’ingratitude. L’ingratitude dont ce seigneur de la terre, cartésien, se rend coupable à ce moment là, n’est rien à côté de ce qui se passe aujourd’hui. Le hasard a voulu que je lise en même temps que ces fables pour l’émission, un livre de Jonathan Safran Foer (…), un essai, une enquête : Faut-il manger les animaux ? Une enquête sur l’élevage industriel, ce système de production intensive dans lequel les animaux rassemblés dans des espaces extrêmement restreints sont manipulés de toutes les façons possibles. Et ce qu’il nous montre, ce qu’il divulgue est absolument insoutenable. Il a raison de dire que nous avons déclaré la guerre aux animaux que nous mangeons. Cette guerre a un nom, c’est l’élevage industriel. Et cette guerre a à voir avec la radicalité du dualisme cartésien. Pendant des millénaires les fermiers éleveurs ont calqués leurs politiques sur les processus naturels. L’élevage industriel considère la nature comme ce qui doit être surmonté. Voilà où nous en sommes ! Le bœuf d’aujourd’hui, la vache d’aujourd’hui, l’arbre d’aujourd’hui, la poule d’aujourd’hui qui vit sur un espace plus restreint qu’une feuille A4, que diraient-ils si un nouveau La Fontaine les convoquaient pour faire le procès du seigneur ? Ils en diraient beaucoup plus…

FL : Il y a un mot qui me vient de Barthe : je suis ébloui du retentissement subjectif que les œuvres produisent. Je n’ai pas pensé une seconde à tout ce que vous avez dit sur La Fontaine.

 

Sur la mort

 Mort-bucheron.JPG

FL : Et tu connais cette phrase sur la mort, magnifique :

 

Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
Le créancier, et la corvée
Lui font d'un malheureux la peinture achevée.
Il appelle la mort, elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu'il faut faire
C'est, dit-il, afin de m'aider
A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.
Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d'où nous sommes.
Plutôt souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes .

 

AF : Alors on pense là, tout d’un coup, à ce que le vingtième siècle dans son horreur absolue a fait de cette devise. Je vous écoute et me vient à l’esprit un récit de Chalamov. Et c’est un homme, dans le goulag. Jeune homme absolument épuisé qui travaille. Et on lui annonce à la fin de la journée qu’il doit aller dans les bois. Aller dans les bois c’est une balle dans la nuque. Il se dit : si j’avais su je n’aurai pas travaillé comme je l’ai fait. Epuisé par le travail, et c’est plutôt mourir que souffrir. Et ça c’est le vingtième siècle.


Autre fables lues :


La Mort et le Mourant

 

La Mort ne surprend point le sage ;
Il est toujours prêt à partir,
S'étant su lui-même avertir
Du temps où l'on se doit résoudre à ce passage.
Ce temps, hélas ! embrasse tous les temps :
Qu'on le partage en jours, en heures, en moments,
Il n'en est point qu'il ne comprenne
Dans le fatal tribut ; tous sont de son domaine ;
Et le premier instant où les enfants des rois
Ouvrent les yeux à la lumière,
Est celui qui vient quelquefois
Fermer pour toujours leur paupière.
Défendez-vous par la grandeur,
Alléguez la beauté, la vertu, la jeunesse,
La mort ravit tout sans pudeur
Un jour le monde entier accroîtra sa richesse.
Il n'est rien de moins ignoré,
Et puisqu'il faut que je le die,
Rien où l'on soit moins préparé.
Un mourant qui comptait plus de cent ans de vie,
Se plaignait à la Mort que précipitamment
Elle le contraignait de partir tout à l'heure,
Sans qu'il eût fait son testament,
Sans l'avertir au moins. Est-il juste qu'on meure
Au pied levé ? dit-il : attendez quelque peu.
Ma femme ne veut pas que je parte sans elle ;
Il me reste à pourvoir un arrière-neveu ;
Souffrez qu'à mon logis j'ajoute encore une aile.
Que vous êtes pressante, ô Déesse cruelle !
- Vieillard, lui dit la mort, je ne t'ai point surpris ;
Tu te plains sans raison de mon impatience.
Eh n'as-tu pas cent ans ? trouve-moi dans Paris
Deux mortels aussi vieux, trouve-m'en dix en France.
Je devais, ce dis-tu, te donner quelque avis
Qui te disposât à la chose :
J'aurais trouvé ton testament tout fait,
Ton petit-fils pourvu, ton bâtiment parfait ;
Ne te donna-t-on pas des avis quand la cause
Du marcher et du mouvement,
Quand les esprits, le sentiment,
Quand tout faillit en toi ? Plus de goût, plus d'ouïe :
Toute chose pour toi semble être évanouie :
Pour toi l'astre du jour prend des soins superflus :
Tu regrettes des biens qui ne te touchent plus
Je t'ai fait voir tes camarades,
Ou morts, ou mourants, ou malades.
Qu'est-ce que tout cela, qu'un avertissement ?
Allons, vieillard, et sans réplique.
Il n'importe à la république
Que tu fasses ton testament.
La mort avait raison. Je voudrais qu'à cet âge
On sortît de la vie ainsi que d'un banquet,
Remerciant son hôte, et qu'on fit son paquet ;
Car de combien peut-on retarder le voyage ?
Tu murmures, vieillard ; vois ces jeunes mourir,
Vois-les marcher, vois-les courir
A des morts, il est vrai, glorieuses et belles,
Mais sûres cependant, et quelquefois cruelles.
J'ai beau te le crier ; mon zèle est indiscret :
Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret.

 BRUN-Edme-Gustave-Frederic---La-mort-et-le-mourrant.jpg

L’ours amateur des jardins

 

Certain Ours montagnard, Ours à demi léché,
Confiné par le sort dans un bois solitaire,
Nouveau Bellérophon vivait seul et caché :
Il fût devenu fou ; la raison d'ordinaire
N'habite pas longtemps chez les gens séquestrés :
Il est bon de parler, et meilleur de se taire,
Mais tous deux sont mauvais alors qu'ils sont outrés.
Nul animal n'avait affaire
Dans les lieux que l'Ours habitait ;
Si bien que tout Ours qu'il était
Il vint à s'ennuyer de cette triste vie.
Pendant qu'il se livrait à la mélancolie,
Non loin de là certain vieillard
S'ennuyait aussi de sa part.
Il aimait les jardins, était Prêtre de Flore,
Il l'était de Pomone encore :
Ces deux emplois sont beaux : Mais je voudrais parmi
Quelque doux et discret ami.
Les jardins parlent peu ; si ce n'est dans mon livre ;
De façon que, lassé de vivre
Avec des gens muets notre homme un beau matin
Va chercher compagnie, et se met en campagne.
L'Ours porté d'un même dessein
Venait de quitter sa montagne :
Tous deux, par un cas surprenant
Se rencontrent en un tournant.
L'homme eut peur : mais comment esquiver ; et que faire ?
Se tirer en Gascon d'une semblable affaire
Est le mieux : il sut donc dissimuler sa peur.
L'Ours très mauvais complimenteur,
Lui dit : Viens-t'en me voir. L'autre reprit : Seigneur,
Vous voyez mon logis ; si vous me vouliez faire
Tant d'honneur que d'y prendre un champêtre repas,
J'ai des fruits, j'ai du lait : Ce n'est peut-être pas
De Nosseigneurs les Ours le manger ordinaire ;
Mais j'offre ce que j'ai. L'Ours l'accepte ; et d'aller.
Les voilà bons amis avant que d'arriver.
Arrivés, les voilà se trouvant bien ensemble ;
Et bien qu'on soit à ce qu'il semble
Beaucoup mieux seul qu'avec des sots,
Comme l'Ours en un jour ne disait pas deux mots
L'Homme pouvait sans bruit vaquer à son ouvrage.
L'Ours allait à la chasse, apportait du gibier,
Faisait son principal métier
D'être bon émoucheur, écartait du visage
De son ami dormant, ce parasite ailé,
Que nous avons mouche appelé.
Un jour que le vieillard dormait d'un profond somme,
Sur le bout de son nez une allant se placer
Mit l'Ours au désespoir, il eut beau la chasser.
Je t'attraperai bien, dit-il. Et voici comme.
Aussitôt fait que dit ; le fidèle émoucheur
Vous empoigne un pavé, le lance avec roideur,
Casse la tête à l'homme en écrasant la mouche,
Et non moins bon archer que mauvais raisonneur :
Roide mort étendu sur la place il le couche.
Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami ;
Mieux vaudrait un sage ennemi.

 

FL : « Ours à demi léché » est une invention fabuleuse. Il n’est pas mal léché, il n’est pas bien léché, il est à demi léché. Pourquoi ? Chaque seconde est une chose qui rompt la doxa banale de la belle écriture conventionnelle.
Cette phrase : « Il est bon de parler, et meilleur de se taire, Mais tous deux sont mauvais… ». pourquoi c’est génial ? Parce que c’est la langue parlée. Voilà la liaison entre Céline et La Fontaine : ils ont oralisés une structure de langue sans la rendre à la Rictus !

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Published by Axel Evigiran - dans Auteurs éternels
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commentaires

bérengère 10/09/2011 18:07


« Ah non, pas lui ! Il ne va pas encore nous saouler de sa grandiloquence exaltée ! »... J'ai eu la même réaction, mais au sujet de Finkelkraut ! Comme vous, je n'ai pas regretté d'avoir écouté
cette émission qui m'a permis de découvrir deux fables magnifiques...


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