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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 18:53

Quantom-13-quanto9.jpg

 

C’était la fin des années 80, l’époque où Les enfants du rock avaient substitué leur vieux générique,  New Order avec l’instrumental de Confusion, par The cure (Just like heaven)… J’aurai dû alors y songer : le remède au paradis, au lieu de cette vague de confusion synthétique aux contours ambigus ; cela ne pouvait que mal finir ! 

Ian Curtis était mort et, les doigts trop gourds pour faire de la guitare, je commençais tout juste à triturer un ordinateur doté de quelques kilos octets de mémoire vive – un Commodore, griffé Vic 20 en l’occurrence. Cela me permit de tirer quelques sons aux accents métalliques que j’assaisonnais de percutions bricolées avec des ustensiles de cuisine et de bruits divers, dont les pleurs de mon petit frère, que je sollicitais par de méchantes traîtrises  – la pénurie de moyen rend imaginatif. 

 

Miscellaneous.jpgPlus tard, tandis que les grandes années New wave s’exténuaient en mille mouvances plus ou moins obscures ; du sautillant au dépressif absolu, mon matériel s’étoffa : un clavier style supermarché et une véritable boite à rythme qui fit un temps ma fierté. Mais l’acmé de mes escapades musicales survint avec l’acquisition d’un sampleur, alors véritable boite à outil des musiques électroniques. Objet désirable entre tous ! Avec cette nouvelle machine je me mis à n’en plus finir à  boucler les sons les plus divers, du bruit d’un feu de cheminée aux extraits de films, passant par le singe en peluche poussant son cri, les triturant et les passants ensuite dans le lavoir d’effets de toutes sortes (reverb, delay crossover, etc.).

Avec le recul, je me rends compte que ce que j’aimais en particulier dans l’utilisation de ce style d’outils musicaux, étant de tempérament sauvage, c’était de pouvoir tout orchestrer seul ; me suffisant à moi-même. Ce qui n’empêcha pas mon frère, une fois grandi de rejoindre le projet et y associer une note de gothique au travers sa guitare. 

 

D’ordinaire on nous classait dans la case « coldwave » ou « darkwave ». Et si je n’ai jamais aimé les étiquettes, il demeure difficile de tout à fait les ignorer. 


Le morceau instrumental Elle est belle votre religion…date de la dernière époque de Quantom 1+3 et me fus inspiré par film que je trouvais alors fulgurant, Angel Heart (je ne l’ai pas revu depuis lors). D’ou l’idée de ce petit montage…

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 10:58

Daniel-Darc.jpg

Celui qui fut la voix de Taxi Girl vient de s’éteindre.

 

C’est tout un pan de ma jeunesse qui, à flots discontinus, me remonte aujourd’hui. Comme cette nuit, après les noces de la sœur d’un ami d’enfance, ou nous étions restés après le départ des convives à « garder la salle ». Ivres au-delà du raisonnable – mais pas assez pour tout oublier, nous avions mis la main sur une boîte de cigares. Et, alors que je ne fumais pas, je me mis à manger la fumée avec voracité, comme si je voulais me consumer ou saturer mes poumons de violence rentrée. Nous tanguions autour des tables saccagées, finissant les verres entamés entre deux éclats de rires. « Nous étions jeunes et fiers » ! 

Il me revient, sur la scène désertée, que je me mis à chanter, avec les intonations graves de celui qui alors me fascinait de ses accents sombres. Quelques mots tout d’abord, puis ce qui me revenait du texte entier, que je connaissais presque par cœur à force de l’avoir écouté. Pour quelques instants j’étais un ange noir, un écorché de l’âme tout comme lui, habité par « Avenue du crime », cette mélopée de sinistre beauté datée de 1981. 

C’était l’époque des radios libres et le lendemain matin nous étions sensés assurer, pour une poignée d’auditeurs qui devaient se compter sur la main, notre émission « Radio wave ». Ce que nous fîmes dans un état second. 

 

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Il y eut aussi cet épisode un peu plus tard en Bourgogne en plein hiver, où mon cousin m’avait présenté à ses amis. De jeunes gens sympathiques, mais sans teinte particulière. Nous étions partis au milieu de la nuit gelée, en 2 CV, dans une boîte de nuit - un complexe énorme situé fort loin - ou ne passaient que des tubs disco, de la variété anglo-saxonne. C’était alors l’acmé de ma période branchée, et, avec ma tête du « Cure », passait pour un extraterrestre, une bête curieuse qu’on est fier d’avoir à ses côtés, mais que l’on tient à distance – sans doute par peur de contamination. Ma soirée était ruinée. Et, bientôt, seul dans la foule, je m’affalai sur une banquette pour ruminer mes mauvaises pensées. Je fus réveillé de ma torpeur par une mélodie faussement traînante, un timbre de voix teinté de sarcasme : « On ne sait pas ce qu'on attend, mais ça n'a pas d'importance parce que ça ne viendra pas ».

Taxi girl encore ! 

 

P.A.R.I.S.

 

Hé mec, c'est Paris ! 

Tu m'entends ? 

P-A-R-I-S.

Paris !

Respire le bon air mais fais gaffe quand meme. Tous les jours des mômes meurent d'en avoir respire un peu trop. Alors fais attention, et marche dans les rues, va au hasard ! 

À n'importe quel coin de n'importe quelle rue, tu rencontreras n'importe quel type, qui te proposera n'importe quoi : des diamants, si purs, mais… mais prend les dans tes mains, et jette-les par terre, tu verras, ils se brisent comme du verre. 

 

C'est Paris. 

À Paris, rien n'est pareil. Tout a tellement changé que c'est même plus une ville, c'est juste une grande poubelle.

La poubelle est pleine depuis si longtemps qu'il n'y a plus de place pour nos déchets à nous. C'est Paris, et à Paris, y'a rien a faire, juste marcher dans les rues, marcher dans les rues pendant qu'il fait jour, et attendre; attendre qui fasse un peu plus chaud, qu'il fasse un peu plus jour, qu'il fasse un peu d'amour.

 

P-A-R-I-S.

Paris !

On ne sait pas ce qu'on attend, mais ça n'a pas d'importance parce que ça ne viendra pas 

C'est Paris, 1984. Belle année !

Nos parents ? Nos parents avaient l'Espagne, mais qu'est-ce qui nous reste à nous, le Liban ? Ah.. il fait trop chaud la-bas !

Remarque, ici il fait un peu froid. Et ça, aucun radiateur au monde n'y peut rien.

Il fait froid dans nos têtes.

C'est pas Tokyo, Londres, New York ou Amsterdam, non. Non ! C'est Paris. Et a Paris, y'a rien à faire.

 

Paris ! Ville de nos rêves…

La poubelle est pleine depuis si longtemps qu'il n'y a plus place pour nos déchets à nous.

Il ne reste rien a faire, juste marcher dans les rues. Marcher dans les rues et attendre qu'il fasse un peu plus jour, qu'il fasse un peu plus chaud, ou qu'il fasse un peu d'amour.

Ah ! Ville de mes rêves, que feras tu quand tu seras seule, pourrie, 

des ruines un peu partout …?

 

Tu sais comment j'écris ton nom ? 

P-A-R-I-S.

 

Hé mec ! Mec, comment t'épelles Paris ? 

Paris ?

P-A-R-I-S.

Non! non, non, non, non! Paris ça s'épelle M-E-R-D-E.

 

Tu sais, tu devrais trouver quelqu'un qui remplisse ton cœur d'amour ou de calmant…

Enfin, de quelque chose.

Parce qu'on arrive toujours par erreur, par hasard, et trop tard.

Et La poubelle est pleine depuis si longtemps qu'il n'y a plus de place pour nos déchets à nous.

C'est Paris.

Paris ! Ville de nos rêves.

Mais a Paris, y'a rien n'a faire, juste marcher dans les rues.

 

P-A-R-I-S.

 

Alors marche, et attends… attends… attends…


 

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Il y avait du Rimbaud chez cet homme.

Rimbaud qu’il admirait tant.

 

 

R.I.P Daniel. 

 

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Daniel Darc, morceaux choisis

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 09:53

sToa-mandy_2.jpg

 

"Les gens de lettres, surtout les poètes, sont comme les paons, à qui on jette mesquinement quelques graines dans leur loge, et qu'on en tire quelquefois pour les voir étaler leur queue; tandis que les coqs, les poules, les canards et les dindons se promènent librement dans la basse-cour, et remplissent leur jabot tout à leur aise."

CHAMFORT

 

Priene - RuePerdu dans ses songeries à l’ombre du portique de Priène, le philosophe Bias, l’un des sept sages de la Grèce antique, ne pouvait sans doute concevoir qu’un jour les alluvions du fleuve Méandre repousseraient la mer des kilomètres au loin.
Il faisait alors bon vivre dans les rues placées sous la protection de la blancheur majestueuse à peine piquée de vert du mont Mycale. C’était avant que la guerre ne surgisse.

Leurs voisins de Milet, dont les eaux venaient baigner les remparts, connurent également diverses fortunes ; grandeurs et malheurs, bonheurs et douleur ; bonheur tandis que les jours s’écoulaient sans tâche sur l’horizon et que la terre ne secouait pas les hommes de ses humeurs  ; douleur lorsque la cité fut prise et incendiée par les Perses.
Le plus docte d’entre eux, Thalès, qui trépassa tandis qu’il contemplait une joutes sportives, considérait l’eau comme principe de toute chose.
Et ce fut par l’eau que virent bien des maux. Mais sans elle la cité ne pouvait survivre et bientôt périclita.
Milet - Theâtre
Ainsi, si tout semble immobile, à la vérité tout coule.
Entre flèche du temps et éternel retour.

L’ineffable douceur de l’instant que l’on ne sait saisir ; un bien être toujours inquiet.
Le voilà le poison. Le voila le remède.

De στοά encore debout il n’en est aujourd’hui plus guère. Pourtant, s’emparant du nom, une formation musicale, adossée sur une base classique, ravive la flamme des temps ensevelis et nous envoute par ses mélodies teintées d’une nostalgie secrète - une noirceur aussi, que le fameux tableau de Böcklin mis à l’arrière- plan du premier morceau que je propose ici, rend parfaitement.

Cette musique réconcilie, et apaisera aussi l’oreille de quelques aimables lecteurs que j’ai par trop malmenée.

Sénèque, dans La brièveté de la vie, affirmait que « ce fut la maladie des Grecs de chercher quel nombre de rameurs avait Ulysse ». Sans doute avait-il raison.
Et sans chercher à raisonner ou ratiociner, car la musique, comme le dit fort justement Clément Rosset, n’est que ce qu’elle est,  je propose juste de partager un peu d’émotions ; un peu de douceur dans se monde de brutes.

sToa-12073122.jpg

 sToa - Sakrileg (live at WGT 2009)

sToa - Stoa
sToa - Puisque tout passe

the-isle-of-the-dead-1880.jpg
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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 08:40
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A vous toutes
que l’on aima et que l’on aime
icône à l’abri dans la grotte de l’âme
comme une coupe de vin
à la table d’un festin
je lève mon crâne rempli de poèmes
Souvent je me dis et si je mettais
le point d’une balle à ma propre fin
Aujourd’hui à tout hasard je donne
mon concert d’adieu
Mémoire !
Rassemble dans la salle du cerveau
les rangs innombrable des biens-aimées
verse le rire d’yeux en yeux
que de noces passées la nuit se pare
de corps et corps versez la joie
que nul ne puisse oublier cette nuit
Aujourd’hui je jouerai de la flûte sur
ma propre colonne vertébrale
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V Maïakowsky 1915
extrait de “La flûte des vertèbres”
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Mayakovsky_1910.jpg
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Une biographie de V. Maiakovsky, ce géant controversé  – sans concessions, mais nuancée…
« Ils l'ont tué une seconde fois » dira Pasternak, après la réhabilitation post mortem du poète par Staline.
 
     
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complot-bronswick.jpg
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Un groupe qu'il me plaisait à écouter, il y a de cela des années. Particulièrement cette chanson, A vous toutes, dont j'ignorais alors la source des paroles.
A l'origine du nom du groupe, un film d'animation,The Bronswick affair.
"En 1964, un curieux phénomène défraya la manchette des journaux à travers le monde. L'Iconaki, une puissante multinationale, fut alors soupçonnée d'avoir mis au point et distribué la «Bronswik», un appareil de télévision apparemment inoffensif mais dont la fonction était de pousser les téléspectateurs à acheter, en quantités démesurées, débordant tout bon sens, certains produits de consommation."
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Pour voir le film, cliquer sur la télévision :
Bronswick-affair.jpg
     
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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 09:56

 

BookIanCurtis5111.jpegJ’ai eu l’occasion de regarder il y a quelques jours ‘Control’, un film Anton Corbijn de 2007 réalisé en noir blanc et qui relate la vie torturée de Ian Curtis, chanteur du groupe de légende Joy Division. Adapté de la biographie de sa veuve, Deborah Curtis, Touching From a Distance, (1995) l’œuvre cinématographique donne un éclairage saisissant de ce que pouvait être l’existence dans les grandes banlieues ouvrières de Manchester - et d’ailleurs - à la fin  des années 1970. Macclesfield, bien que cernée de collines dont on devine la verdeur d’alors, y apparaît sinistre ; à la limite oppressante. Et le noir et blanc aidant, l’intrigue semble sortie tout droit d’une espèce de moyen âge moderne - avec ces téléphones vintages en bakélite à cadrans rotatifs comme objets de modernité…

 

Certains, parmi les fidèles de Joy division, déploreront peut-être cette approche trop familiale, et auraient plutôt préféré une mise en scène centrée autour du groupe. Mais il serait injuste de ne point consentir à la beauté tragique de cette fiction, assez proche de ce furent probablement les préoccupations et difficultés existentielles, tant que sentimentales, de Ian Curtis. Il s’agit là de la mise en image de l’une des facettes possible du personnage… Il y en aurait tant d’autres. Une intrigue basée sur le témoignage d’Annik, son amoureuse belge, aurait conféré, sans doute, à cette toile une teinture différente. Quoi qu’il en soit, l’essentiel reste et restera, et c’est heureux, du ressort de la subjectivité des protagonistes : insaisissable…

 

Sur un plan musical, ne boudons point notre plaisir. Le film propose juste ce qu’il faut de mélodies d’anthologies ; d’instants uniques, offerts à la postérité. Comme ce vaporisateur, actionné en rythme, sur ‘She’s lost control’ ; artisanale méthode d’avant les ‘sampleurs’ qui a tout pour me ravir (me souvenant avoir pareillement utilisé une peluche de singe appartenant à ma fille pour simuler des cris de ‘jungle’). D’ailleurs, certains textes s’éclairent subitement au vu de la biographie de ce ‘conteur sépulcral’ que fut Ian Curtis. Ainsi le fabuleux et déjà cité ‘She’s lost control’ s’expliquant par la crise d’épilepsie d’une jeune femme dont il fut témoin alors qu’il travaillait dans une sorte de bourse du travail ; affection qui devait la terrasser peu après. Ce ‘Mal sacré’ sera diagnostiqué chez lui fin décembre 1978, alors que sur le retour de leur premier concert donné à Londres, devant seulement une trentaine de personnes, il s’effondrera dans la voiture. De crises il y en aura d’autres. Convulsions scéniques véritables, prises pour de percutants effets ! « Confusion in her eyes that says it all - She's lost control ».

 joydivision__7_.jpeg

D’aucuns ont pu gloser sur l’ambiguïté du nom du groupe, correspondant à la traduction littérale du terme allemand Freudenabteilung. Ces divisions de la joie qui désignaient, lors de la seconde guerre mondiale, au sein des camps de concentration et d’extermination, des cellules dévolues à l'exploitation sexuelle de détenues par certains membres de l’armée allemande. Soupçons d’affinités avec le nazisme entretenus également, entre autres choses, par l'introduction de la chanson Warsaw ou est énuméré le numéro matricule du criminel nazi Rudolf Hess. Cependant, les membres de Joy division se sont toujours défendus de la moindre accointance avec l’idéologie nazie. Sans doute, et cela transparaît bien dans ‘Control’, y a t-il eu part de provocation délibérée dans le but de faire parler du groupe. Et à la vérité, au travers des textes des chansons, pour ce que j’ai pu m’en rendre compte, c’est l’autobiographie qui prime avant tout ; ce sont les difficultés et doutes existentiels de Ian Curtis qui transparaissent…

 

Ian-curtis.jpegDe manière plus personnelle, au début de ces années 80 : chez mes parents, dans ma chambre tournée à l’ouest. Je goûtais alors la prose aventureuse de Frison-Roche. Sur mon lit, la couverture gaufrée, noire et intrigante de ‘Unknown pleasures’. Dans mes mains c’était ‘Nahanni’, en version livre de poche. Un professeur de français, salutairement atypique, lors de ma dernière de collège nous avait fait découvrir le premier opus de la trilogie montagnarde de l’explorateur français. Si les cimes enneigées ne me passionnaient guère, en revanche je tombais littéralement sous le charme de ses périples au cœur du désert africain. Me prenant à rêver ! Et cela me conduisit, tout naturellement, jusqu’en terre indienne ; si loin des sentiers civilisateurs… Et il y avait cette résonance paradoxale avec la musique Joy Division. Le fracas des chutes d’eaux, le silence des grandes forêts… Ces espaces incommensurables troublés par le regard de l’explorateur. Et pour envelopper ces sensations brutes, ce son minimal ; ces mélodies accablées venant s’incruster au plus profond de l’âme, avec pour pulsations ces percussions mates et caverneuses, sorties tout droit de nouvelles de Poe ou de Lovecraft… Et cette voix si caractéristique ! Ce cri du mal être urbain…
Rien ne semblait pouvoir associer des œuvres marquées d’une telle altérité. Elans de l’âme si disparates… Mais ainsi vont les méandres tortueux de l’existence où chacun tire son miel de sa propre expérience.

 

Aujourd’hui enfin.
Avant la mise en ligne de cet article, je parcours, sur le site dédié à Joy division, sans intention particulière, les titres de leurs chansons. Et pensant découvrir dans ‘Wilderness’ un texte évoquant la nature, je clique sur le lien  et m’aperçois que cela sonne en fait comme une authentique dénonciation de la croix.

 

« Tant la religion put conseiller de crimes !»

 

NwMaccCemIanCurtisGraveB512.jpeg 

I travelled far and wide through many different times
What did you see there?
I saw the saints with their toys
What did you see there?
I saw all knowledge destroyed
I travelled far and wide to many different times
I travelled far and wide through prisons of the cross
What did you see there?
The power and glory of sin
What did you see there?
The blood of Christ on their skins
I travelled far and wide through many different times
I travelled far and wide and unknown martyrs died
What did you see there?
I saw the one sided trials
What did you see there?
I saw the tears as they cried
They had tears in their eyes
Tears in their eyes

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