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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 10:46

Pour qui aime les ambiances médiévales… Ou du moins, n’y est pas tout à fait allergique.

Un pas de côté, léger sous la brise du soir. Tiré du dernier album de Faun, Von den Elben, sorti en début de cette année…

 

Une aguiche, en premier lieu, que j’agrémenterai d’une citation de Pessoa, puisque Le livre de l’intranquillité se trouve déjà ouvert près de moi, à une page que je n’ai pas choisie :

 

« Mon âme est un orchestre caché ; je ne sais de quels instruments il joue et résonne en moi, cordes et harpes, timbales et tambours. Je ne me connais que comme symphonie ».

 

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Ensuite, le morceau de consistance, second titre de l’album, « Diese kalte Nacht », ou « Cette nuit froide », à en croire les sites de traduction en ligne. 

Le décors manque ici de ruines…


Mais suivront des mélodies plus sombres, plus déchirées aussi.

 

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Avec Faun, suintent aussi des ambiances aliénantes, avec des percussions, des trilles de cornemuses hypnotiques.

Mais depuis Clément Rosset, se raconte que « la musique n’en dit jamais plus que ce qu’elle dit », sauf, bien évidement, à invoquer des « rêveries personnelles et purement extra-musicales ».

Alors oui, je me prend à rêver, me disant que tout de même, avec Andro, si ce n’est point délibéré, la musique ici résonne et cogne ma carcasse d’une manière telle que l’on penserait que c’est à dessein que ma tête se met à osciller en rytme, que mes épaules s’animent de leur propre volonté… 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 09:36

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In-this-moment.jpgDécouvert sur le fil de mes pérégrinations musicales, ce groupe de métal californien m’a aussitôt dessillé les oreilles. Il faut dire que la voix de la chanteuse Maria Brink ce n’est pas rien. Tantôt rocailleuse, tantôt désespérée ; mélodique ou criée, elle ne laisse pas indifférent.

 
In this moment, Un cri jeté à la face lisse du monde qui nous change de ces airs trop léchés pour nous émouvoir.

 

Blood, quatrième album du groupe, est largement leur meilleur (je le dis sans détour, pour les avoir écouté tous ces jours derniers)
Blood, c’est la juste mesure entre mélodie, rage et dégoût.
Avec Blood, un style s’est ici forgé (ajoutons qu’aucun titre n’est à jeter).


Et si d’aucuns tireront les textes du côtés des vampires et autres suceurs de sangs, d’autres, avec tout autant de raisons pourront les placer dans l’escarcelles du sado-masochisme, dont on dit qu’il est de mode, en sa version normée et contractualisée, depuis la parution d’une bouillie littéraire au nom de Fifty sade of grey.

 

 

 

"Blood"

I hate you for the sacrifices you made for me
I hate you for every time you ever bled for me
I hate you for the way you smile when you look at me
I hate you for never taking control of me
I hate you for always saving me from myself
I hate you for always choosing me and not someone else
I hate you for always pulling me back from the edge
I hate you for every kind word you ever said
I’ll bleed you dry now

Blood blood blood
Pump mud through my veins
Shut your dirty, dirty mouth
I’m not that easy
Blood blood blood
Pump mud through my veins
I’m a dirty, dirty girl
I want it filthy

I love you for everything you ever took from me
I love the way you dominate and you violate me
I love you for every time you gave up on me
I love you for the way you look when you lie to me
I love you for never believing in what I say
I love you for never once giving me my way
I love you for never delivering me from pain
I love you for always driving me insane
I’ll bleed you dry now

Blood blood blood
Pump mud through my veins
Shut your dirty, dirty mouth
I’m not that easy
Blood blood blood
Pump mud through my veins
I’m a dirty, dirty girl
I want it filthy

I hate you, I hate you
I’ll bleed you dry now

 

draft_lens18785523module156375986photo_1326633206Maria_Brin.jpg

SCARLET

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 18:15

What doesnt kill me....A propos d’un  « aspect actuel et particulier du ‘señoritisme’ » qui suscita, il y a de cela quelques jours, bien des remous…

 

 

 


 

 


Passe d’arme aux accents parfois surréalistes… Et qui atteignit le couronnement de son intensité dramatique dans la terrifique formule : « Mais je dois militer et combattre. J'ai deux filles magnifiques qui ne veulent pas mourir » !
Moi qui ai également deux enfants, serais-je ainsi de ces pères indignes, coupable de défaut de militantisme ?
Et de mesurer avec effroi l’abîme  de mon inertie…  Déserts emplis du sable de ma mauvaise conscience…
Par les sangs !

 

Vite vite écrire un livre engagé pour me laver l’âme de mes délétères scories dilettantes !
- Ou au moins, ce qui est davantage à ma portée, rédiger un billet cinglant… et aller illico le poster sur Agora Vox (Bon ça c’est déjà fait, et je me souviens m’en être senti ensuite beaucoup mieux… Ce qui tend à prouver que je ne suis pas si mauvais garçon…).

Au passage signer quelques pétitions...

 

militant_protest.jpg

 

« Mais je dois militer et combattre. J'ai deux filles magnifiques qui ne veulent pas mourir » !
Diantre quelle phrase !
Et aussitôt me jeter en prière ; contrition nécessaire avant, tête basse, de me ranger repenti sous la bannière de Badiou… Ce gourou ci, au moins, n’est pas un mou du genou… Au trou tous les déviants… Le prolixe Zizek, inénarrable zézéyeur, n’a qu’à bien tenir sa langue. Orthodoxie quand tu nous berces entre tes dents…
Hardi mes frères, arborons fiers les couleurs sanglantes de la guilde des redresseurs de torts. Poing dressé !

 

« Mais je dois militer et combattre. J'ai deux filles magnifiques qui ne veulent pas mourir » !
Je ne me lasse décidément pas de me passer cette dantesque sentence en boucle…
Qui ne sait que les révolutions finissent toujours mal ?…  les naïfs, les droits, les purs, les sans tache et autres apôtres de Vérité sans doute.
Mais allons, comme chacun sait, « on ne nettoie pas les écuries d’Augias avec un plumeau » !

 

« Mais je dois militer et combattre. J'ai deux filles magnifiques qui ne veulent pas mourir » !
Dans son dernier billet, ‘Dansez maintenant !’ V, ayant très opportunément épinglé l’insoutenable saillie, d’une seule phrase me plaça d’un coup devant l’évidence: « Sorties de leur contexte, on imagine très bien ces deux phrases sur le bandeau rouge d’un thriller en promo… ». Mais c’est tout à fait ça , me dis-je !

 

Et il se trouve qu’au moment même ou je lisais ces lignes j’écoutais un morceau hargneux d’un groupe de  metaleux hongrois…  Un morceau tiré d’un album aux accents très nietzschéen : What doesn’t kill me
Et une idée en amenant une autre, je pensai alors naturellement que ce genre de film se doit fatalement d’avoir une musique ‘destroy’ ; des riffs rageurs rehaussés de couplets de « Warriors » !..

 


Ainsi les paroles éructées par le chanteur d’Ektomorf pourraient sans soucis être endossées par tout bon philosophe militant :

 

What I feel is pain
So much fucked up fear
And I know it's not real

I will stand on my ground
Nothing, no one brings me down
I fight for what I believe
I will love and live

I will stand on my ground
Nothing, no one brings me down
I fight for what I believe
I will love and live
There is so much
Motherfuckin' thoughts
They wanna make my
Make my head explode
But love will win this war

I will stand on my ground
Nothing, no one brings me down
I fight for what I believe
I will love and live

I will stand on my ground
Nothing, no one brings me down
I fight for what I believe
I will love and live

There is so much inside
I give you all
There is so much inside
I give you all

militant.png 

 

Poing dressé compagnons !

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