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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 19:12

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Le bon côté des firmes d’au moins 50 salariés c’est parfois son comité d’entreprise. En particulier lorsque celui-ci organise chaque année, à l’automne, un concours photographique sur un thème convenu par avance. 

 

Au jour de l’annonce du classement et de la remise des prix, on se dit que cela fait toujours une heure de retranchée, d’agréable façon, à la sacro-sainte productivité. Moment en général mis à profit pour siroter une coupe ou deux de champagne, tout échangeant des propos ce qu’il y a de plus banals. Certes il faut savoir faire montre de dextérité pour éviter les fâcheux de service ; mais avec un peu d’habitude cela devient un exercice d’un coût modeste. 

 

Evidemment, l’instant venu, malgré le détachement affiché, chacun espère ne pas être trop mal classé. Par principe tout d’abord - ou par fierté souvent déplacée -, mais aussi sachant que les premiers lots ne sont pas tout à fait anodins. Ce pourquoi, à force d’échecs plus ou moins compréhensibles, on fini par ne plus proposer la photographie qui, au regard du thème du concours nous plait le mieux, mais celle susceptible de satisfaire le goût d’un jury amateur. D’où parfois déboires, ou tout à rebours récompenses.

 

Selon cette logique imparable, si le thème proposé est « animaux », inutile de s’esquinter donc à passer des heures à ramper dans les bois pour saisir le regard fuligineux d’un sanglier irascible sur fond de brume ou encore le sourire mélancolique d’une biche aux abois, mais plutôt tirer plein cadre le portrait d’un canasson dans la première pâture venue, à défaut, bien sûr, du fatal daim sur fond de grillage à Bagatelle. 

Si, avant une longue traversée du désert, tel équidé m’avait permis, il y a de cela une dizaine d’année, de remporter à ma stupeur la mise, avant que le daim encagé ne sanctifie l’œuvre d’une collègue d’alors, aujourd’hui, avec le salutaire renouvellement des délégués du personnel, l’évaluation des images s’est affinée et se montre plus soucieuse de cadrage, de composition, de couleurs, de respect du thème ou d’originalité. 

D’où de nouveaux dilemmes dans le choix de la photographie à présenter. Et surtout résister aux anciennes tentations, comme celle de proposer sur le thème de « Reflets et miroirs d’eau », le sempiternel coucher de soleil passe-partout.

 

Au final, la délibération en famille m’aura été propice.

Ajoutons que cette victoire est celle de l’oiseau ; ce héron cendré, pêcheur infatigable parmi ses congénères, juste placé dans le bon rayon de soleil au moment opportun, entre foulques et sarcelles - dans un marécage situé à quelques coups de pédalier de mes pénates.

 

Mais assez de discours.

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 19:26

Craterope-ecaille.JPG

 

Dans la continuité du billet précédent, Continent science accueillait le 26 novembre dernier Viviane Despret pour la sortie de son livre « Que diraient les animaux si… on leur posait les bonnes questions ? ».

 

Voici un mince passage de cet entretien ou il est évidemment question d’oiseaux, et plus précisément d’un oiseau du désert, le cratérope écaillé. De l’observation de ce passereau sur plusieurs décennies, l’ornithologue Amotz Zahavi a déduit  sa théorie, dite théorie du handicap.

 


« Zahavi, en observant pendant des décennies les cratéropes écaillés, qui sont des passereaux qui vivent dans le désert du Néguev – on en trouve également au Maroc et en Algérie – (…) décela chez eux des comportements bizarres ; et ces comportements étaient que ces cratéropes prenaient des risques qui contredisaient semble-t-il la théorie de la sélection naturelle : prendre son temps, intervenir dans des bagarres entre les cratéropes de sa propre troupe et ceux d’un territoire étranger, parfois même attaquer un prédateur de manière extrêmement risquée. Et surtout les cratéropes dansent ; et ils dansent au plus mauvais moment et au plus mauvais endroit : juste après le lever du soleil, on est encore dans une semi-pénombre, et ils le font non pas en dessous des acacias où ils ont passés la nuit, ce qui serait parfait puisque là au moins ils échappent à la vision des prédateurs qui passeraient au-dessus ; non, ils le font à découvert. (…) Toutes ces histoires de cadeaux, de prise de risque et de danse, Zahavi va les lier et il va dire : est-ce que ces cratéropes n’ont pas inventés en quelque sorte une manière de gagner du prestige ? C’est une hypothèse qui a été avancée aussi à propos des corbeaux – et on commence à l’envisager pour d’autres oiseaux. Cela signifie quoi ? Et bien, et c’est une hypothèse très intéressante, ca veux dire que ces cratéropes, lorsqu’ils font un cadeau alors qu’ils auraient dû se nourrir, lorsqu’ils vont secourir un congénère en difficulté, ils disent : j’ai les moyens, je suis assez fort pour attaquer ; quand ils vont nourrir la nichée d’un autre cratéropes ils disent j’ai du temps, j’ai les moyens de trouver à manger. Et la danse c’est : je prend le risque de m’exhiber entrain de danser à moment et dans un lieu où c’est dangereux parce que ca va augmenter ma fiabilité aux yeux des autres. Et pour Zahavi, cette histoire de prestige c’est quelque chose qui va pondérer les hiérarchies ; c’est-à-dire qu’il y a une hiérarchie chez les cratéropes liée à l’ordre des naissances et qui fait qui si vous êtes élevé dans la hiérarchie vous aurez plus de chance de pouvoir former un couple reproducteur et aurez un privilège d’accès à la nourriture, mais, dit Zahavi, cette hiérarchie qui est donnée par la naissance, elle va être pondérée par le prestige, et avec une certaine quantité de prestige vous pouvez monter dans la hiérarchie.
Ce qui permet en même temps de résoudre un problème, qui avait déjà été le problème de Conrad Lorenz, c’est-à-dire : comment concilie-t-on à la fois la nécessité à la fois d’entrer en compétition avec les autres oiseaux de la même troupe pour avoir une bonne position et la nécessité de coopérer ?  - parce qu’on sait que la compétition est en générale assez désastreuse pour les groupes. Et bien le cratérope a inventé un moyen d’entrer en compétition pour collaborer, ce qui donne une compétition qui n’est pas nocive au point de vue du stress, des combats, etc. et qui est en même temps extrêmement bénéfique pour le groupe ».


darwinevol.gif

 

Différentes espèces de pinsons observées par Darwin aux Galápagos. Celles-ci diffèrent notamment par la forme du bec, qui semble nettement en rapport avec la niche écologique occupée par chacune des espèces. En effet, les pinsons arboricoles vivent principalement d'insectes, tandis que les pinsons terrestres se nourrissent surtout de graines. Ces formes ont vraisemblablement été engendrées par une seule espèce.

1) Camarhynchus pauper ; 2) Camarhynchus heliobates ; 3) Camarhynchus psittacula ; 4) Camarhynchus pallidus ; 5) Camarhynchus parvulus ; 6) Camarhynchus crassirostris ; 7) Geospiza magnirostris ; 8) Geospiza fortis ; 9) Geospiza fuliginosa ; 10) Geospiza scandens ; 11) Geospiza conirostris ; 12) Geospiza difficilis ; 13) Certhidea olivacea ; 14) Pinaroloxias inornata.

 

Source

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 19:16

2012 02 - Oiseaux dans le jardin001

 

Je ne sais plus dans quelle nouvelle j’ai lu, il y a de cela bien des années, que quelqu’un qui s’intéressait aux oiseaux ne pouvait être foncièrement mauvais… C’était là le jugement définitif d’un personnage à propos d’un quidam soupçonné de crime… Ma mémoire a effacé le reste et je serai bien incapable de dire aujourd’hui s’il était ou non coupable. Au-delà de l’anecdote il faut reconnaître que les références aux oiseaux, que se soit dans la littérature ou la philosophie, sont plutôt rarissimes.
Certes il y a, parmi les poètes, l’Albatros de Baudelaire dont s’amusent les hommes d’équipage, le bestiaire de La Fontaine, comprenant lui aussi quelques volatils (du corbeau à la cigogne passant par l’hirondelle), ou encore chez Rimbaud cette Tête de Faune où « l'on voit épeuré par un bouvreuil Le Baiser d'or du Bois, qui se recueille ». Mais le butin demeure famélique. Quant aux philosophes, hormis Kant et son Rouge-gorge le paysage a hélas des allures de toundra désertique. Reste, à mi-chemin entre philosophie et poésie, cette petite mention à propos de la gent avienne  que j’ai relevé hier soir chez Lucrèce ; lorsqu’il est question de la « Mère des Enéades ». Voici ce passage : « tout d’abord les oiseaux des airs te célèbrent, ô Déesse. (….) parmi les demeures feuillues des oiseaux et les plaines verdoyantes, enfonçant dans tous les cœurs les blandices de l’amour, tu inspires, à tous les êtres le désir de propager leur espèce ».

 
Pour l’heure l’essentiel soucis des merles, des grives et autres mésanges est de se nourrir pour ne point périr dans le froid
 2012 02 - Oiseaux dans le jardin003

2012 02 - Oiseaux dans le jardin004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces quelques photographies (1)  ne prétendent à rien d’autre qu’à témoigner d’un instant ; un après-midi de farniente au chaud près de l’âtre, l’appareil dans une main le Gai savoir dans l’autre, à converser par intermittence avec une dame de qualité à propos d’un livre de qualité.

 

2012 02 - Oiseaux dans le jardin007  


Et ces pauvres oiseaux dans la froidure…

 

« Il est doux, quand la vaste mer est soulevée par les vents, d'assister du rivage à la détresse d'autrui ; non qu'on trouve si grand plaisir à regarder souffrir ; mais on se plaît à voir quels maux vous épargnent. » 

Lucrèce, De la naure (livre II)

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(1) D’un point de vue technique elles sont pitoyables : prises à la volée, sans trépied (ce qui explique que certaines soient plus ou moins floues), sans recherche artistique particulière. Mais j’aime ces photographies. Y sont représentés là des amis de longue date. 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 19:43

Voilà le spectacle automnal auquel je suis allergique.
Plantés là comme des courges, près des habitations, à attendre que leurs coreligionnaires rabattent lièvres, perdrix et autres faisans (1) à portée de plomb…

 

P1020635.JPG

 

J’en ai connu jadis qui équipaient le collier de leurs chiens avec des clochettes pour ne pas leur tirer dessus ;
J’en ai vu d’autres, à marée basse en hiver sur le sable sec d’une baie, s’avancer au large dans leur voiture, prêts à mitrailler les canards et les courlis depuis la vitre ouverte de leur véhicule ;
Il y a ceux encore qui s’en vont servir de rabatteurs du côté d’une réserve ornithologique tandis que leurs comparses attendent alignés sur la limite autorisée ;
J’en ai vu un, pas loin de chez moi un dimanche matin, traverser en courant la route à la poursuite d’un lièvre, fusil pointé en avant alors que surgissait juste devant lui un cycliste ;
J’ai assisté aussi adolescent, depuis le bord de la route avec dégout, à quelques-unes de ces battues où l’on relâche des faisans  d’élevage à peine capables de voler et qu’il faut pousser au cul en claquant des mains pour pouvoir les tirer comme des assiettes ;
Que dire de ceux que j’ai croisés un jour dans des dunes, bien mûr comme l’on dit, occupés hilares à cribler de plomb les canettes de bière qu’ils avaient englouties ;
 930_chasseurs.jpgEt celui qui se vantait d’avoir tué une oie de 9 kilos et qui, tout sourire derrière ses doubles-foyers, brandissait fièrement un cygne ;
Et cet autre petit soldat qui se tenait en embuscade tout contre notre haie pour se faire un carton ;
J’en aurai presque oublié ce patron de PME qui me disait un jour, entre deux invective envers ces « salauds de pauvres », que dans la chasse au chevreuil ou au sanglier, tout ce qui l’intéressait c’était « le coup de fusil » ;
Il me souvient également d’avoir compté il y a une dizaine d’années, un jour d’ouverture de la chasse en bord de mer, le nombre effrayant de détonations assourdissant le ciel à la minute - plus de quarante ;
Un souvenir en appelant un autre, je revois aussi toutes ces landes couvertes des douilles multicolores qu’enfant il m’arrivait de collectionner comme les marrons ;
Je finirai enfin ce sinistre catalogue par une pensée pour ces oiseaux mutilés par les décharges aveugles qu’il m’arrive parfois de trouver au détour d’un sentier, agonisants… Ainsi cette corneille noire que je pu transporter à un centre de soins ornithologique. Le sort d’une femelle de colvert trouvée au bord d’un marécage fut moins heureux : elle mourut malgré nos soins quelque jour plus tard ;
J’aurai tant encore à dire.…

 

On me rétorquera peut-être qu’il s’agit là de mauvais chasseurs, de brebis galeuses, et qu’évidemment les ‘vrais chasseurs’, eux, sont respectueux de la nature et des animaux. Voire même, poussant l’oxymore à son comble, que les légions bottées tout équipées de fusils et de tenues paramilitaires sont dans les faits les seuls véritables protecteurs de la nature…
Bien sûr ! Comment n’y avions nous pas songés ?

 

« Rien que depuis le 1er novembre 2011, il y a eu 5 morts, dont deux non chasseurs, et 2 blessés dans les accidents de chasse. En octobre 2011, ce sont 14 morts et 26 blessés. Depuis le 1er juin 2011, il y a eu 28 morts ; en 2010-2011, 34 morts ; et en 2009-2010, 26 morts. En dix-neuf saisons de chasse, cela correspond à plus de 500 morts (entre 529 et 547 selon les sources) » (2) .

 

Ce qui m’amène à cette citation :

« Ceux-là, ils finissent par m’agacer. Comment peut-on tuer une bête sans défense ? Lors d’un accident de chasse, quand l’un a tiré sur l’autre, je me dis que ça en fait un de moins !  Non seulement je le dis, mais je le répète et vous pouvez le dire à qui vous voulez ! ».
(Jacques Chirac)

 

Quant à moi je ne connais de bon chasseur que celui qui ne chasse que par nécessité.
Et de ces notables qui veulent toujours manger de l’Ortolan, qu’ils s’en étranglent…

 


(1) Pour l’anecdote, depuis l’ouverture de la chasse un beau mâle appartenant à l’espèce ‘faisan de colchide’ bien inspiré a pris refuge dans notre jardin. Il est si peu farouche qu’il vient picorer, à quelques mètres de nous, les petits insectes sur le seuil de nos baies vitrées.

(2) http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/agnes-son-violeur-et-les-chasseurs-104779

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 12:37

Qincey---Kant.jpg 

Lisant le drôle et savoureux livre de Thomas de Quincey « Les derniers jours d’Emmanuel Kant » (mais à sa manière également poignant), j’apprends que le philosophe de Königsberg affectionnait la compagnie des oiseaux.
Voilà de quoi me le rendre un peu plus sympathique !..

 

« De tous les changements que le printemps apporte, il n'y en avait plus qu'un maintenant qui intéressait Kant. Il languissait après avec une avidité et une intensité d'attente qu'il était presque douloureux de contempler : c'était le retour d'un petit oiseau (moineau peut-être ou rouge-gorge ?) qui chantait dans son jardin et devant sa fenêtre. Cet oiseau, soit le même, soit son successeur dans la suite des générations, avait chanté pendant des années dans la même situation. Et Kant devenait inquiet quand le temps froid avait duré plus longtemps qu'à l'ordinaire et retardait son retour. Comme Lord Bacon en effet, il avait un amour enfantin pour tous les oiseaux ; en particulier, il s'appliquait à encourager des moineaux à faire leur nid au-dessus des fenêtres de son cabinet de travail. Quand ceci survenait, et c'était fréquent à cause du profond silence qui régnait dans cette pièce, il guettait leur travail avec le délice et la tendresse que d'autres donnent à un intérêt humain ».

 Kant03.jpg

La mémoire me fait défaut et je ne sais plus dans quel roman j’ai pu lire que quelqu’un qui aime les oiseaux ne peut pas être tout à fait mauvais… Jolies paroles auxquelles je ne suis pas loin de souscrire.
Mais pour en revenir au père de l’impératif catégorique, mieux que de se satisfaire de la douce promiscuité avec la gent avienne, il était aussi capable de reconnaître le chant des oiseaux. Pour preuve : 

 

« Kant prit une tasse de café et essaya de fumer un peu. Puis il s'assit au soleil et écouta charmé le babil des oiseaux qui s'étaient assemblés en grand nombre. Il distingua chaque oiseau à son chant, le désigna par son nom. Après avoir passé là environ une demi-heure, nous nous mîmes en route pour revenir, Kant encore joyeux mais évidemment rassasié par le plaisir de la journée ».

 

  Les derniers jours d'Emmanuel Kant par HippoDemo  : http://www.youtube.com/watch?v=saLBe45kvwU

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