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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 03:32

A mon retour de vacances, j’ai constaté que la publicité était désormais imposée sur la plateforme Overblog, transformant cet espace en guirlande  commerciale. 

J’ai donc décidé de migrer manuellement sur un autre blogue que j’utilisais jusqu’alors essentiellement pour le partage des œuvres peintes.


Ce nouvel espace porte le nom de « Sous un ciel brouillé » et j’ai commencé à y transférer les billets qui me tenaient le plus à cœur. Cela prendra sans doute encore tout le mois de septembre.

Ici, si le blogue n’évoluera plus, je le laisse néanmoins en état pour que l’ensemble des anciens billets, et surtout les commentaires puissent toujours être consultés (car dans le transfert je ne puis que déplacer les articles, mais pas les commentaires).

 

 

La publication de nouveaux billet sur « Sous un ciel brouillé » reprendra sans doute en octobre après une petite pause.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 11:29

conges-ou-vacances.jpg

 

Congés ou Vacances ? 

 

Certains pédants, à qui le ridicule de fait pas peur, aiment à distinguer les mots.  

Dans leur tête le second vocable est synonyme de voyages, d’horizons exotiques (chez eux, on ne va pas en vacances en Mobile home à Bray-Dunes par exemple, on est en congé dans la région). Il est connoté d’un parfum de soleil. 

Quant au premier, infâme repoussoir, il renverrait à une mise au rancart à domicile des handicapés du tourisme (tous ceux qui, contrairement à eux, mènent une existence sans éclats). 

 

De menues recherches étymologiques suffisent évidemment à ruiner cette stupidité sortie de ces têtes gangrénées de mythomanie.

 


Ainsi pour vacances :


Ce nom vient de vacant, du latin vacans, participe passé du verbe vacare :

- être libre, inoccupé, vacant (par exemple une place, une maison...)

- être inoccupé, oisif (avoir du temps libre)

 

vacuus (adjectif) : vide, inoccupé, libre

vacui dies : jours de loisirs

vacatio(-onis) : exemption, dispense 

 

vacuitas : espace vide ; absence de quelque chose, d'où : vacuité 

La vacance d'une charge, c'est une charge sans titulaire (un poste vacant)

Les vacances désignent à l'origine la période pendant laquelle les élèves cessent leurs études, puis les jours de vacances désignent les jours où l'on interrompt le travail pour se détendre.




Xes. cumgiet « autorisation de s'en aller » (Vie de St Léger, 84, éd. J. Linskill); mil. XIes. prendre congiet (Vie de St Alexis, 598, éd. G. Paris); 2. ca 1130 cunged « autorisation en général » (Lois de Guillaume, 4, éd. J. E. Matzke); 3. 1265-66 doner congié « congédier » (Assises de Jérusalem, Livre de Jean Ibelin, éd. Beugnot, t. I, p. 210); 4. 1602 comm. « autorisation de transport » (Edit sept. 1602 ds KUHN, p. 204). Du lat. class. commeātus,propr. « action de circuler », d'où « congé, permission », dér. de commeāre « voyager, circuler ».
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Chill out music : 


Quoiqu’il en soit il y a ceux qui restent arrimés au tripalium - encore pour quelques jours, pendant que d’autres se dorent la pilule - et qui se consolent lorsqu’ils le peuvent en écoutant par exemple au bureau ce qu’on appelle sur youtube des « chill-out music » (musiques de relaxation).

Il y’en a pour toutes les oreilles. Des plus insupportables aux plus écoutables. Des musiques kitch aux bruits de forêts, d’Enigma aux « celteries » passant par les ambiances orientalisantes. Il suffit de faire son choix, lancer la vidéo et de la masquer ensuite, pour reprendre le labeur d’un esprit moins maussade (il ne faut pas grand-chose au travailleur pour se sentir échapper au joug).

Voilà, c’est parti pour une à trois heures de sonorités variées.

 

Parmi ces « Chill-out » il en est un qui m’accompagne particulièrement. Sans doute moins pour la musique que pour les images ; des vues sublimes du Mexique : les ruines, la nature, avec des créatures marines et des oiseaux - oui sans doute est-ce à cause des oiseaux que je n’ai pu m’empêcher de visionner la vidéo (mais alors direz-vous, comment avancer en son travail ? La question mérite d’être posée).  

 

Bien sûr le style guimauve suinte aux entournures. Mais quoi ? C’est période estivale et tout est permis.

 

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Quelques repères 

2.25 mn Tulum

3 mn Uxmal

11 mn Palenque

13 mn Canyon EL Sumidero

Vers 22mm Puebla

32.45 mn Monte alban

38.40 mn ND de Guadalupé à Mexico

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 19:15

Période estivale aidant, pris par mille autres activités que tenancier de blog, je recycle ici un petit exercice réalisé en début de cette année, dans le cadre d’un MOOC philosophie.

 


La question :

 

Cours N°2 - Exercice 1 (Cf. Séquence 4-5)

 

empedocles.jpgLe végétarisme d'Empédocle s'appuie sur une exigence de cohérence entre ce que l'on pense et ce que l'on fait, ce que Socrate ne cessera du reste de marteler. Si le Tout est harmonieux, autrement dit si ce qui le fait tenir ensemble est un principe unifiant (dans les termes d'Empédocle, l'Amitié cosmique), qui peut faire conclure à la parenté de tous les vivants, le respect du vivant ne s'impose-t-il pas, en raison de cette exigence philosophique entre pensées et actes ? En somme, le végétarisme ne devrait-il pas être, dans le domaine alimentaire, la prescription pratique que le philosophe se doit de respecter ?

 

Essayez de mettre en regard quelques arguments majeurs en faveur du végétarisme, et d'autres opposés à lui. 


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Akselsen-Geir-05.jpg
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En liminaire notons que si Empédocle, soucieux d’accorder son mode de vie à sa pensée, fut sans doute végétarien au motif de l’unité cosmique de tous les être vivants, d’autres anecdotes montrent que cela ne l’aurait pas empêché pas de tuer ou faire tuer. 

En voici deux, tirées de Diogène Laërce

Première anecdote :
« … à un festin donné par les Archontes, le dîner était fort avancé, et l’on ne versait pas à boire. Les autres convives ne disaient rien, Empédocle se mit en colère et demanda qu’on en lui apportât. Son hôte lui expliqua que l’on attendait un grand personnage du Sénat. Dès qu’il arriva, il fut nommé roi du banquet, évidemment à l’instigation de celui qui l’avait invité, et fit aussitôt sentir son pouvoir tyrannique. Il prescrivit en effet que l’on boirait et qu’en cas de refus on verserait du vin sur la tête du récalcitrant. Sur le moment Empédocle se tut. Mais dès le lendemain, il fit appeler au tribunal et condamner à mort à la fois l’hôte et le symposiarque. Car c’était là, disait-il, le préformation de la dictature. »

Seconde anecdote :
« Une femme nommée Panthéia, condamnée par les médecins, fut soignée par Empédocle. Il la guérit et pour cela offrit un sacrifice. Les invités étaient au nombre de 80. »

En bref, pour des arguments pour ou contre le végétarisme :

- Il faut déjà distinguer le végétarisme du véganisme (végétarisme radical) ; à mettre en face d’un régime omnivore (le régime des chasseurs-cueilleurs par exemple).
- A noter aussi que la parenté de tous les vivants m’implique pas, comme allant de soi, l’interdiction de consommer la chair d’un être animé. Dans ce contexte, il n’est pas illégitime de relever la relativité des mœurs et des coutumes, et noter que la consommation de viande peut être associé à un respect profond de l’être qui est consommé.
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Contre le végétarisme 

La relativité des mœurs et les respect de la vie, malgré la consommation de chair. 
Dans son chapitre sur les cannibales Montaigne rappelle que « chacun appelle barbarie, ce qui n’est pas de son usage ». Et de rapporter les mœurs de peuples lointains : 

« Après avoir longtemps bien traités leurs prisonniers, et de toutes les commodités, dont ils se peuvent aviser, celui qui en est le maître, fait une grande assemblée de ses connaissants. Il attache une corde à l’un des bras des prisonniers, par le bout de laquelle il le tient, éloigné de quelques pas, de peur d’en être offensé, et donne au plus cher de ses amis, l’autre bras à tenir de même ; et eux deux en présence de toute l’assemblée l’assomment à coup d’épée. Cela fait ils le rôtissent, et en mangent en commun, et en envoient des lopins à ceux de leurs amis, qui sont absents. »

Cannibales.jpg
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Mais loin d’être marri par « l’horreur barabaresque qu’il y a en une telle action », Montaigne au contraire dira qu’il « pense qu’il y a plus de barbarie à (…) déchirer par tourments et par gênes, un corps encore plein de sentiments, le faire rôtir par le menu, le faire mordre et meurtrir aux chiens, et aux pourceaux (…) que de le rôtir et manger après qu’il est trépassé ».

Les études archéologiques tant qu’anthropologiques montrent que l’anthropophagie a essentiellement toujours été de nature rituelle : 

Soit on consomme la chair de son ennemi pour le réduire au néant et s’en accaparer la force (exocannibalisme).
Soit on consomme ses propres morts afin que l’ancêtre puisse trouver la paix et rester avec les vivants (endocannibalisme). 
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Alexius-S-Vitaly-03.jpg
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Sur la consommation de chair animale, dans la rubrique ‘autres temps autres mœurs’, on pourra noter aussi, par exemple, les cas de Thoreau ou de l’ornithologue et peintre Audubon. Tous deux furent naturalistes et profondément respectueux de la nature et de la vie, ce qui ne les empêchât pas d’être chasseurs. 
On trouve aussi des témoignages chez les anthropologues d’un profond respect de la vie animale associé à des pratiques de chasses. Dans « Tristes tropiques » Lévi-Strauss, évoquant les Nambikwara, écrit ainsi :

« Parmi ces peuples que nous étudions comme ceux d’Amérique du Sud et également du nord, il existe des croyances en un maître des animaux qui veille jalousement sur les procédés de chasse, et dont on sait qu’il enverra des châtiments surnaturels à celui, ou à ceux qui tueraient plus qu’il n’est strictement nécessaire. Quand pour cueillir la moindre plante médicinale il est nécessaire de faire d’abord des offrandes à l’esprit de cette plante. Et bien tout ça oblige à entretenir avec la nature des rapports mesurés ».

L’important est ici de noter la mesure de l’homme dans ses rapports à la nature. Mesure que l’on pourrait opposer à l’hubris de l’homme moderne s’étant rendu comme « maître et possesseur de la nature ». D’un côté on ne tue que le strict nécessaire, dans un respect strict de la vie ; de l’autre on tue en masse (dans des univers concentrationnaires) des animaux considérés comme marchandises, comme biens meubles. 
Ce qui amène à défendre la position végétarienne.
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Pour le végétarisme 

L’abattage industriel, et le non respect des animaux. L’impact climatique.
Dans nos sociétés dominées par l’économisme et la recherche du profit à tout prix, et avec une population mondiales de 7 milliards d’individus, la consommation de viande à grande échelle conduit fatalement à concevoir des univers carcéraux destinés à l’abattage de masse (et loin des regards) des animaux. 

Dans son essai «  Faut-il manger les animaux », Jonathan Safran Foer dénonce l’enfer des fermes et abattoirs industriels. S’il est devenu végétarien, il dit pourtant aimer la viande :

« J’aime la viande, je ne suis pas contre le fait de tuer des animaux mais je me soucie de leur bien-être et je suis conscient de la signification culturelle des aliments. Si vous dites non à un plat, vous faites plus que refuser des calories : vous changez une histoire, celle d’un pays ou celle de votre famille. Mais si le goût et les codes culturels ont de la valeur, il me semble que certaines choses en ont plus aujourd’hui, comme essayer de changer nos idéaux, être éthiques ». 

Il a ainsi été conduit à proscrire la viande, suite à son enquête, face à l’horreur des élevages industriels. Son mobile est donc éthique.

S’y ajoute second volet, environnemental : 
« L’élevage industriel est la cause première du réchauffement climatique, peu le savent précisément. »

En effet, les études montrent qu’il faut 7 à 10 kg de protéines végétales pour faire un kilogramme de protéine animale(Lors de la consommation de viande, il faut d’abord faire des cultures pour nourrir les bêtes qui ensuite vont eux-mêmes nourrir les humains, alors que dans la consommation non carnée l’homme consomme directement les plantes). S’y ajoute le fait que l’élevage de bétail produit du méthane, néfaste pour l’environnement.
L’élevage industriel produit bien d’autres nuisances. En voici quelques-unes : stérilisation des sols par les pesticides, pollution des nappes phréatiques et prolifération d’algues vertes (actualité avec l’élevage des porcs) 

Voir à ce propos la nouvelle de Sylvain Tesson, « Les porcs »
« Nous avions de la considération pour la viande : elle représentait l’argent. Nous avons oublié qu’au milieu il y avait les bêtes. Nous les avons annulées »
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En conclusion

Le choix de consommer ou non de la viande, s’il est éminemment éthique, il peut s’y a jouter d’autres considérations, telle la recherche du meilleur régime alimentaire et de la bonne santé ; ou encore du plaisir à consommer tel ou tel plat.
En tout état de cause, si l’on veut vivre de manière philosophique, telle qu’entendue par les anciens, il convient d’adapter son éthique et son comportement. Et donc, si on fait le choix de consommer de la viande, le faire modérément, et en proscrivant tant que possible les nourritures issus des élevages industriels. 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 10:06

phgouyon.gifDans cet extrait, tiré d’une conférence (découpée en treize parties toutes disponibles sur la toile – les premières sont d’une qualité sonore un peu faible) donnée à « L’espace Ethique » l’an dernier, Pierre-Henri Gouyon évoque le problème des OGM, en particulier de la dissémination des pollens et des graines, de la pollution et contamination que cela engendre sur les cultures non OGM – avec, entre autres problèmes, la perte de biodiversité que cela implique. 

PH-G explique également - et surtout – dans ce passage, les enjeux politiques des stratégies développées par les agro-firmes fabricant des semences brevetées, telles Monsanto, pour s’accaparer les ressources alimentaires mondiales.

 

Si sur le fond rien de neuf n’est dit sur ce sujet, il n’en demeure pas moins crucial de diffuser le plus largement possible l’information et de la marteler :

 

« Le but de ces entreprises c’est de s’approprier les ressources génétiques de la planète (…) Toute l’histoire des OGM c’est d’abord l’histoire d’une guerre des semences. Le problème est : qui va posséder c’est trucs là qui sont à la base de toute la nourriture de toute l’humanité. vous imaginez un peu l’enjeu ? »  

(8.55)

 

Pierre-Henri, rappelons-le, est un excellent passeur – à écouter sans modération…

 

 

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Pierre-Henri Gouyon, biologiste, est entre autre professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris et à Science Po Paris, membre du Comité d'éthique de l'Inserm.
Il est également membre du club de Sciences publiques, excellente émission sur France culture.


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Published by Axel Evigiran - dans Ecologie politique
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 08:58

http://3.bp.blogspot.com/-ptGb9aODe5I/UlgVsF1b5LI/AAAAAAAACbg/6tQza87yFbU/s1600/Kalho+Frida+-+Girl+with+death+mask+-+she+plays+alone+-+1938.jpg

Lorsque le nom de Frida Kahlo percute mes rêveries, c’est une figure de douleur qui aussitôt se dessine. Frida la bancale – Pata de palo…, incarnation presque idéale du tragique. 

 

Frappée par la poliomyélite à l’âge de huit ans elle ne faisait qu’entrevoir que le « monde n’est pas là pour nous faire plaisir ». Car si cela ne suffisait pas à sa peine, ses 18 bougies juste soufflées, une implacable histoire d’ombrelle aller irrémédiablement tourner son destin. 

Nous sommes le 17 septembre 1925. C’est la fin de l’après-midi, le temps est pluvieux sur Mexico. Elle est avec son ami Alejandro. Ils se rendent à Coyoacan. Montent dans le bus, mais en redescendent aussitôt car Frida a oublié son ombrelle. Prennent le suivant. 

Peu après leur voiture est percutée en son milieu avec une violence inouïe par un tramway sorti de ses rails.

 

Kahloaccident0001.jpgEjectée sur le pavé, Frida a été transpercée par une main courante, entrée dans le dos pour ressortir par le vagin. « C’est comme cela que j’ai perdu ma virginité », dira-t-elle plus tard. 

On raconte que les badauds attroupés s’écrièrent, à la vue du corps ensanglanté de la jeune femme : « La bailarina, la bailarina ! ». Un voile d’or, en effet, la couvrait ; paillettes de étincelantes répandues sur la malheureuse par l’explosion d’un sachet de poudre d’or que transportait un artisan.  

Mais Frida ne se rend pas compte de son état : « … je n’ai pas compris la situation, je ne me suis pas rendu compte du genre de blessures que j’avais subie. La première chose à laquelle j’ai pensé, ça été à un joli bilboquet multicolore que j’avais acheté ce jour-là et que je transportais avec moi ». Elle y insiste : « Ce n’est pas vrai qu’on se rend compte du choc, ce n’est pas vrai qu’on pleure. Je n’ai pas eu de larmes. Le choc nous a projetés en avant, et une rampe du bus m’a traversée comme l’épée traverse un taureau ». 

 

D’une tragédie naitra une vocation. 

« Je n’avais jamais pensé à la peinture avant 1926, quand j’ai du rester alitée suite à un accident de la route » (lettre à Julien Levy en 1938).

Ou encore : « je ne suis pas morte et, de plus, j’ai une raison de vivre, c’est la peinture ».

 

Mais revenons un peu en arrière pour mieux cerner, s’il est possible, le tempérament de cette artiste si attachante dans sa singularité même, déambulant sur des chemins de traverse à l’écart des mouvements artistiques d’alors  - car, ne l’oublions pas : « Faire de Frida Kahlo une surréaliste relève du contresens. » (Gérard de Cortanze, Frida Kahlo, la beauté terrible - p 15).

 http://4.bp.blogspot.com/-oHz-4Zx90nA/Ulgptb2hsKI/AAAAAAAACfI/ASYk3UqCw-Y/s3200/Kalho+Frida+-+Two+nudes+in+the+forest+-+the+earth+itself+-+1939.jpg

 

« J’avais à peine un an quand commença la révolution et je commençais à me rendre compte de ce qui était entrain de se passer », affirme-t-elle dans ses confidences. Il est peu probable qu’elle ait pu s’en souvenir. Mais la reconstruction du passé est l’une des choses au monde la mieux partagée. Quoi qu’il en soit, Frida déroule son monde intérieur : « Je me souviens que j’avais 4 ans lors de la décade tragique. J’ai été témoin oculaire de la lutte paysanne de Zapata contre les troupes de Carranza ». Tel est le sens donné au chaos apparent de son théâtre, la cohérence du hasard si l’on veut, et qui justifiera à ses yeux son engagement militant : « L’émotion restée intacte de la « Révolution mexicaine » est ce qui m’a poussée à 13 ans à entrer aux jeunesse communistes ».

 http://3.bp.blogspot.com/-2YXEjDl1zTo/UlgXo4CUKfI/AAAAAAAACcI/36U2XVS4Dvc/s3200/Kalho+Frida+-+My+grandparents+my+parents+and+me+-+1936.jpg

 

Son état civil est coloré, à l’image de ce destin tourmenté où « elle connaitra les bonheurs fous et les malheurs immenses » (Fabrice Gaignault). Un arbre aux racines enchevêtré, sonnant comme une symphonie : Magdalena Carmen Frida Kahlo y Calderon

Son père, d’origine hongroise, né en Allemagne, est devenu photographe après avoir exercé de nombreux métiers. Il aime à ses heures de loisir lire Schopenhauer. En secondes noces il a épousé Matilde Calderon y Gonzales, d’ascendance indienne. Leur fille, Frida, naîtra le 6 juillet 1907. 

De sa nourrice, « on s’aperçoit alors qu’elle allaite le bébé depuis un an qu’elle est alcoolique » (GC p 30). Pas de quoi cependant expliquer la prédilection de la peintre  pour le pulque, cette boisson traditionnelle de faible conservation, semblant plaire en particulier au femmes (cf. le Chêne siffleur).

 

Mais un autre accident attendait la jeune femme.

http://2.bp.blogspot.com/-6SLoqQrn3rg/UlgT8F9sdoI/AAAAAAAACbM/l3NrFH4akQ8/s1600/Kalho+Frida+-+Diego+and+i+-+1949.jpg« J’ai eu deux accidents graves dans ma vie. L’un, c’est quand un tramway m’a écrasée. L’autre, c’est Diego ». C’est d’une lucidité implacable.  

Et si « la légende raconte que Frida Kahlo a croisé une première fois Diego Rivera alors qu’il peignait, juché sur l’échafaudage dressé dans l’amphithéâtre Bolivar » (GC p 42), d’aucuns optant pour la métaphore évoquerons assez justement la rencontre de l’éléphant et de la colombe, ou peindront l’histoire du crapaud-grenouille, lié au dieu Tlaloc du panthéon aztèque, « celui qui fait ruisseler les choses »,  avec son « antigua ocultadora » (ancienne magicienne).

Quoi qu’il en soit, le coup de foudre est réciproque. Et lorsque le gros homme demandera au père de Frida la main de sa fille, ce dernier acceptera de bonne grâce, non sans une mise en garde étrange, affirmant que sa fille est une domonio oculto (un diable caché).

 

Le mariage aura lieu le 21 août 1929 et sera célébré par un vendeur de pulque à ses heures. Quant à la soirée, elle se finira dans un branle indescriptible, avec Diego sous l’emprise de la tequila, tirant au pistolet sur les convives après que son ancienne femme, Lupe Marin, eût fait irruption dans la salle, se ruant sur Frida pour soulever sa jupe criant : « Vous voyez ces deux bâtons ? Voila les jambes que Diego a maintenant à la place des miennes ! ». 

La jeune mariée finira par se réfugier chez ses parents en larmes. On aura vu mieux comme nuit de noces. 

http://1.bp.blogspot.com/-spiPoRLOMSI/UlgThjcPfAI/AAAAAAAACbE/HQkxMtuPH3Y/s3200/Kalho+Frida+-+A+few+small+nips+passionately+in+love+-+1935.jpg 

 

La fidélité en amour n’est d’ailleurs pas ce qui caractérise Diego Rivera. Frida le sait et n’en a cure, pensant peut-être pouvoir tenir l’ogre en ses jupons. Pourtant, très vite ce dernier noue une relation avec la peintre Ione Robinson, puis avec l’un de ses modèles, Dolores Olmedo. Début d’une longue série.

 

A ces tendances volages, Diego ajoute une cuistrerie peu commune. Et tandis que soushttp://2.bp.blogspot.com/-BM1nLQkpUig/UlgrOTgMOUI/AAAAAAAACfg/Ziw2VlTi08E/s3200/Kalho+Frida+-+The+little+deer+-+1946.jpg l’emprise de ses appétits il a mis son lit la propre sœur de Frida, Cristina, il osera jeter au visage du « pauvre petit cerf blessé », qui a subit pourtant déjà trois avortements : «  En fait, celle que j’aimais c’était ta sœur ; tu n’a été que la paillasson de mon amour » (cité par Emmy Lou Packard). 

Frida, incapable de trouver consolation dans les bras de ses amantes de circonstances où sous les caresses de ses amants, dont le trop vieux pour elle Léon Trotski, à bout de nerfs finit par divorcer en 1939. Mais elle a Diego dans la peau, et sans lui dépérit. Ils finissent par se remarier en décembre 1940.

 

Maria-felix.jpgDiego Rivera est incontestablement un grand peintre. Mais en tant homme, tout à rebours du gentleman, il fait profession de lâcheté : « Diego fuit dès que les soucis apparaissent. Pendant que Frida souffre le martyre, Diego vit une idylle avec la belle et pulpeuse et attirante et en si bonne santé Maria Felix » (GC P 153). 

 

Car la biographie de Frida «  ... représente 29 années de souffrance. A partir de 1944, elle portera 8 corsets. En 1953, sa jambe, atteinte de gangrène, est amputée. Les sécrétions de son dos blessé la font ‘puer comme un chien mort’. Elle est pendue, nue, par les pieds, la tête en bas, afin de renforcer sa colonne vertébrale » (Carlos Fuentes). 

Dans ces épreuves elle ne peut compter sur son époux. Pire, elle souffre par Diego. Et la « plaisanterie » Maria Felix frôle le drame, Frida ayant tenté de se suicider en avalant une importante quantité de barbituriques. Dans son journal, elle a écrit : « aujourd’hui, 17 juillet 1949, tête d’oiseau mort, je ne peindrai plus, je veux mourir, je veux mourir » GC P 160

 http://2.bp.blogspot.com/-RrWcGuWATRU/UlgpSvds4iI/AAAAAAAACfA/vLZMPKoPjpg/s3200/Kalho+Frida+-+Tree+of+hope+-+remain+strong+-+1946.jpg

 

Le vécu de la peintre mexicaine et son œuvre s’intriquent avec l’intensité du désespoir. 

Des autoportraits : « Je me peins parce que je suis seule. Je suis le sujet que je connais le mieux » (journal)

Il y aura ces fameuses quelques petites piqures, inspiré par la double trahison de sa sœur et de Diego. On encore cette gravure de 1932, Frida et l’avortement. Avec une femme ayant pour tête une colombe. Dans la marge ces quelques mots : « La colombe s’est trompée – Se trompait… ».

Etc.

 mauranebourgouincoutureanalyseimage1.JPG

 

Ses relations avec le Surréalisme sont épineuse. 

« Frida déteste Breton. Elle estime que celui que tous s’accordent à considérer comme le ‘pape du surréalisme’ en fait trop. Certes il porte beau, il est brillant, mais l’homme est pédant, capable de disserter des heures sur le rôle de l’inconscient dans la peinture – à commencer par celle de Frida ; il a des certitudes intellectuelles absurdes, comme celle voulant faire du Mexique un endroit surréaliste par excellence ; non, elle n’aime pas cet homme qui se dit marxiste, et qui, malgré ses beaux discours sur le peuple et l’humanité, est capable de voler un retablo accroché au mur d’un sanctuaire sous prétexte que cet ex-voto est un trésor surréaliste ! » (GC p 107)

Ce dernier, avec son sens de la formule à entrées multiples, disant tout et rien à la fois, claironnera : « L’art de Frida Kahlo de Rivera est comme un ruban autour d’une bombe ». Mais pour Frida, pour reprendre l’image du biographe Gérard de Cortanze, « Breton au Mexique, c’est tintin chez les Picaros… » (GC P 109).

Plus tard, lors de son voyage à paris elle écrira en grande furie qu’à ses yeux Marcel Duchamp est « le seul à avoir les pieds sur terre, dans cette bande de cinglés de dingos de fils de putes surréalistes ». 

 http://4.bp.blogspot.com/-LOdYy43Zowc/UlgdW6_wMRI/AAAAAAAACeA/FA2YKGSO3M8/s3200/Kalho+Frida+-+Self-portrait+with+necklace+of+thorns+-+1940.jpg

 

Sur la peinture de Frida, le plus clairvoyant c’est Diego : 

« C’est une œuvre amère et tendre, dure comme l’acier et fragile et fine comme les ailes d’un papillon, aimable comme un joli sourire et atroce comme l’amertume de la vie » (Diego Rivera dans une lettre au critique d’art américain Sam A.Lewsohn. 

Rivera dit ainsi en peu de mot ce que Breton aura mis plusieurs page à ne pas saisir (GC p 111)

Le crapeau-mufle, pas si dénué de sensibilité, écrira encore : « Jamais auparavant, une femme n’avait crée de poésie aussi déchirante sur la toile ».

http://1.bp.blogspot.com/-EFUwq5euikQ/UlgXVtm7_bI/AAAAAAAACcA/_hvnfvWnWaM/s3200/Kalho+Frida+-+My+dress+hangs+there+-+1933.jpg 

 

Une dernière anecdote, lors du premier voyage de Frida Kahlo aux Etats-Unis, pays emblématique du capitalisme triomphant et qu’elle nomme Gringolandia

Cela se passe à Détroit, où elle est arrivée en avril 1932. Elle se demande : « comment peut-on être reçu, en pleine crise économique, par des nantis, dans des fêtes somptueuses ? » (GC p 79). En effet, nous sommes fort loin des Raisins de la colère. « Comment peut-on admirer, ajoute-t-elle, ce M.Henry Ford qui accuse les juifs d’être les ‘sangsues de l’Amérique’ » (GC p 79).

Voilà Frida ! 

 

Mais ce modeste billet n’a pas pour motivation une biographie de la colombe mexicaine qui, « Dans la dernière partie de sa vie, a cherché dans le Livre des morts des anciens égyptiens une explication à sa ‘malchance innée’ » (GC p 30), et se demande : 

« Que deviendrai-je sans l’absurde et le fugace » (journal)

 http://2.bp.blogspot.com/-zTHrtmnioGk/Ulgb48Wp1lI/AAAAAAAACdg/FfidI5Tiim0/s3200/Kalho+Frida+-+Self-portrait+in+a+velvet+dress+-+1926.jpg

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      Pour ce texte je me suis adossé pour l'essentiel à l'excellente biographie de Gérard de Cortanze, "Frida Kahlo, la beauté terrible)

 

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Quelques oeuvres de Frida Kahlo

 


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Ma première rencontre avec le nom de Frida Kahlo, remonte à 2012, tandis que je contemplais les immenses fresques de Diego rivera au Palacio Nacional. A l’époque je ne savais rien du couple mythique, rien de leurs peintures ni de leurs amours tumultueux – ce qui en dit long sur ma vaste culture.

http://a407.idata.over-blog.com/3/72/68/39/Images-blog-05/2012-08-Mexique---Diego-Rivera005.jpgDes compositions monumentales jetées sur les murs cernant l’escalier d’apparat, j’ose

affirmer que je les avait trouvées sinon laides, du moins kitch, ne comprenant pas la dévotion mexicaine pour le gros bonhomme – évidemment j’ai révisé mon jugement, tant il est vrai que la forgerie du goût passe des méandres de l’accoutumance épicée par la notoriété du commis, ingrédients auxquels s’ajoute une part d’intellect teinté par cohorte d’émotions. 

A l’étage du palais, les compositions plus modestes par leurs tailles et teintés d’un zeste d’exotisme, me convirent mieux – d’où quelques clichés avantageux. 

Mais de Frida, rendue alors célèbre aux touristes français grâce à une adaptation cinématographique réussie (ce que je ne savais pas alors), il n’y avait rien à contempler (ce n’était pas dans notre programme). 

 

Il m’aura fallut attendre cet accrochage à l’Orangerie, décembre dernier, pour me frotter enfin aux toiles de celle dont je ne saurai dire si ce qui me séduit le plus sont les œuvres ou le destin. 

 

Reprise de mes carnets

 

Les énormes bandes de nymphéas de Monnet plutôt décevantes et je n’ai pas particulièrement aimé les Renoir, trouvés d’un mièvre confondant. Par contre Soutine et ses vues hallucinées m’ont séduits - ce que je ne n’aurai pas cru de prime abord.

Sur l’accrochage temporaire, les toiles exposés de Rivera montrent fort bien comment il est passé par une foultitude de styles avant de se forger son propre pinceau : du cubisme, des arbres dans le genre Cézanne, aux compositions selon sa propre griffe. 

http://4.bp.blogspot.com/-mj4TYDsqPmY/UlgeUzOOMnI/AAAAAAAACeY/r7jq6vsPG8Q/s3200/Kalho+Frida+-+The+broken+column+-+1944.jpg

 

Chez Kalho, ce qui m’a surpris - et décontenancé - c’est le format minuscule des œuvres. C’est une réaction très bête mais instinctive. Mais voir Une petite piqure ou La colonne brisée à leur vrai format fait un choc. Pourtant il suffisait de lire les dimensions annoncés dans les livres d’art, comprendre aussi qu’elle a peint le plus souvent allongée dans son lit de douleur. Comment aurait-il pu en être autrement ?  Et pourquoi un tel embarras de l’entendement ? Que vient faire la taille d’une œuvre dans la perception ou la réception d’un tableau ? C’est qu’implicitement il s’agit d’un format domestique ; une dimension de peintres du dimanche. Nonobstant cette gène, l’émotion s’empare du cœur et réduit à néant la réserve – une contemplation remuant de l’intérieur jusqu’à l’effacement de tout esprit de système, de toute volonté à vouloir raisonner sur l’impression faite par ces œuvres tant attendues. 

Elles étaient là et c’était tout ! 

Mais il y avait aussi les photographies, et surtout le petit film ou Frida Kalho ressuscite sous nos yeux….

 

 

Des toiles que je connaissais celles qui m’ont le plus touché : Autoportrait à la robe de velours (1926), Portrait de Luther Burbank (1931), Ma naissance (1932). 


http://2.bp.blogspot.com/-kHVUeKGtnV8/UlgZu8-cDFI/AAAAAAAACc8/HIMx2D5d1Fc/s3200/Kalho+Frida+-+Portrait+of+Luther+Burbank+-+1931.jpg

 

Parmi les découvertes : Jeune fille « tehuacana » ou soleil et lune (1942), Le poussin (1945). 

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Kalho, la frêle, aura été en fin de compte le délicat et torturé miroir au gigantisme mastoc des fresque de l’énorme Rivera (passant, les reproductions présentées à l’Orangerie ne rendent pas justice aux originaux de Mexico).

 

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 11:13

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Kim Ljung est un musicien norvégien. Il fut bassiste de Seigmen puis de Zeromancer, où il officie toujours. 

Ljlungblut regroupe ses composition personnelles ; des pièces qui ne pouvaient s’intégrer aux ambiances plus directes de Zeromancer.

Ici, ce sont des mouvements de l’âme, de délicates pincées de sublime mêlée de quotidien – la banalité et le tragique, vécus au jour le jour, avec l’acuité d’une sensibilité écorchée. 

 

 

 

MIGRAINE SKY 

 

Il se dégage de la vidéo, tirée de films faits par des fans embarqués dans la tournée 2011 de Kim Ljung, un sentiment ambivalent ; une forme de beauté habillée de tristesse.

 

« I knew there were fans traveling from all over the world for the two shows at Total in Tønsberg. So I asked if people would film their trip getting here. 

Which they did. 

So thank you! »

 

You fucking monkeys

can go to hell

Stains on a futon

a one star hotel

Lay my head on a pillow

steal some sleep

And blinds me for the window

I'm healing cheap

 

And all of those things that you do

are gonna follow you

Yeah, all of those things that you do

they're gonna follow you

And here I lie

under a migraine sky

with you

 

An empty glass of water 

on a filthy tray 

While waiting for your satan

to shy away

But I got a pad stuck on my temple

that says he'll stay

 

And all of those things that you do

are gonna follow you

And here I lie

under a migraine sky

with you

 

You got no right to say

that this is just another ordinary day

'Cause I made up my mind

to change

And this time I promise Im gonna

make it right

 

 

Salme 101 (Numbers ans signature)

 

L’envers du décor, par une chaude journée d’été, montré avec une touchante simplicité. 

 


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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 10:17

« C’est au Crotoy que Verne a l’idée de son grand roman, Vingt Mille Lieues sous les mers, où Nemo vivra en ardent contact avec les océans. »

 

Jules Verne au Crotoy

 

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« Jeanne d'Arc traversa la baie de Somme le 20 décembre vers 9 heures du matin, dans des conditions particulières, différentes de celles le plus communément admises. »

 

 Dr EUGÈNE LOMIER : Les dernières étapes de Jeanne d'Arc. Le Crotoy, Saint-Valéry, Rouen

 

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La Baie de Somme, source d’inspiration de nombreux écrivains....

 


« De la chambre où j’écris, on découvre toute la baie de la Somme » 

Anatole France

 

« Le soleil peut se coucher tranquillement au-delà de la baie de Somme » 

Colette

Colette passe ses étés de 1906 à 1910 dans la villa Belle Plage, qui n’existe plus rue du Capitaine-Guy-Dath au Crotoy.)

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« Depuis 1834, Victor Hugo fait chaque année, au mois d’août une longue excursion avec sa maîtresse Juliette Drouet. Presque chaque jour, il envoie une lettre à Adèle, sa femme, qui lui répond poste restante. Il n’y a rien d’imprévu dans ces étranges voyages, les itinéraires sont précis, les billets achetés d’avance, les hôtels retenus. Bien entendu Victor Hugo est censé voyager seul, par bienséance naturellement.

 Du 10 août au 15 septembre 1837, Victor et Juliette parcourent Amiens, Abbeville, Doullens, la Belgique ; puis le Tréport, Saint-Valery-sur-Somme, le Crotoy et Rambures. »

 

Extrait de l'ouvrage : Balade dans la Somme, sur les pas des écrivains (c) Alexandrines, mars 2007

 



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Chêne rêveur....


Henri-Toulouse-Lautrec-plage-chie.jpeg

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:27

BILLET TRANSFERE A CETTE ADRESSE :

(cliquer sur l'image)

2014 05 02 - Château Regnière écluse 104

 

 

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:48

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Un fermier, qui était exclusivement préoccupé par la rapidité, l’efficacité et la rentabilité de son élevage et castrait ses chevaux en leur écrasant les testicules entre deux briques, répondit à quelqu’un qui lui demandait si ce n’était pas trop douloureux : 

 

« Non, si vous faites attention à vos pouces ».

 

Anecdote rapportée par Mathieu Ricard dans Plaidoyer pour l’altruisme

(p 390)

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 20:43

Lundi dernier, juste après la grêle, ayant aperçu un coin de ciel bleu…

 

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Le coucou présageur ne fait pas très coucou

Tous les malcohas ont les yeux peints

Tous les couas pleurent bleu

L'Ani à bec lisse a le bec noir bosselé

Le congal du Sénégal nous a suivi partout...


Jeux d'oiseaux dans un ciel vide

Fabienne Raphoz

 

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Celui que l'on entend sans voir...

 

 


 

La beauté si familière du canard colvert...

La bernache cravant aboie chaque hiver en bande dans la baie de Pen-Bé sur l'estran...

 

Jeux d'oiseaux dans un ciel vide

Fabienne Raphoz

 

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Bernaches nonettes, tortue sur son cailloux et foulque...

 


 

Le héron cendré est parfois blanc

Le grand héron est au nouveau monde ce que le héron cendré est à l'ancien

Le héron vert résume la mangrove... 

 

Jeux d'oiseaux dans un ciel vide

Fabienne Raphoz

 

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Les voyages éphémères

Au cœur des éphémérides déchirées…


Dans les joncs

Au cœur des passions légères…

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